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Démocratie
Algérienne en France
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(texte intégral)
L'Algérie incite officiellement
les associations d'immigrés à se constituer en groupes de pression pour
peser sur les décisions des gouvernements des pays d'accueil, surtout
en France grâce aux votes des ressortissants Algériens en mission à l'étranger
(bi-nationaux).
Article du journal algérien El Watan du 23 novembre 2006
http://www.elwatan.com/spip.php
?page=article&id_article=54581
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Les
autorités politiques algériennes semblent avoir enfin compris l'importance
stratégique de disposer d'une diaspora forte et dynamique dans les
pays des grandes puissances de ce monde. Les affaires étrangères viennent,
en effet, d'instruire les chancelleries algériennes à l'étranger,
notamment en Europe et aux Amériques, de s'ouvrir sur les communautés
et leur fournir aides et assistance pour s'affirmer dans les pays
d'accueil.
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Cette feuille de route
n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd puisque le consul général d'Algérie
en France, Abderrahamane Meziane Chérif, a réuni, il y a quelques jours,
les représentants du mouvement associatif algérien en France pour leur
faire part de ce que l'Algérie attend d'eux. Et de l'autre côté de l'Atlantique,
au Canada, son homologue, Abdelaziz Sebaâ, lui renvoie l'écho, en appelant
les associations algériennes à « constituer un réseau de solidarité et
d'entraide ». La simultanéité des deux initiatives prouve au moins une
chose : les décideurs d'Alger ont changé de stratégie dans leur façon
de considérer la communauté algérienne à l'étranger. On n'en est désormais
plus dans l'incantation patriotique ressortie à chaque rendez-vous électoral.
Le pouvoir d'Alger veut rompre avec sa fâcheuse manie de se rappeler des
« émigrés » uniquement quand il a besoin de leurs voix, à l'occasion des
scrutins. Il entend, dorénavant, tirer le meilleur de ses enfants qui,
dans la majorité, occupent des postes stratégiques dans leurs pays d'accueil,
notamment les émigrés bardés de diplômes de la dernière génération. Pour
cause, depuis la fameuse Amicale des Algériens en Europe, l'Algérie est
restée orpheline d'une représentation associative digne de ce nom et sa
diaspora disséminée et séparée de la mère patrie dont elle ne garde que
les couleurs de l'emblème en souvenir.
Diplomatie parallèle
Pendant ce temps, beaucoup
de pays arabes, ayant compris l'enjeu d'avoir un appui associatif, ont
constitué des lobbies érigés en véritables courroies de transmission de
leurs politiques pour défendre les intérêts de leurs pays respectifs.
Il n'est qu'à voir l'activisme des associations marocaines en France,
en Espagne, en Hollande et en Belgique et même aux Etats-Unis qui relayent
la propagande de Sa Majesté par rapport au dossier sahraoui. L'Algérie,
elle, a terriblement souffert, durant les années de braise, de l'image
qu'on donne d'elle dans les capitales occidentales, à laquelle nos honorables
ambassadeurs n'ont pu faire face. Une image en partie rendue possible
par ce constat de carence d'une société civile algérienne à l'étranger
réduite à pleurer sur un pays dont elle se détachait jour après jour.
Mieux vaut tard que jamais. Le fait que le gouvernement algérien a pris
maintenant conscience de l'importance, mais surtout de la nécessité d'encadrer
ses ressortissants d'ailleurs, notamment dans les grands pays, est déjà
un pas en avant dans le processus visant à créer une sorte de diplomatie
parallèle au grand bénéfice du pays. « Il est nécessaire d'élargir notre
vision dans le cadre d'une nouvelle démarche, en favorisant la création
d'associations socioprofessionnelles d'un type nouveau. » Ce propos du
consul général d'Algérie en France résume parfaitement ce souci, nouveau,
de rétablir les liens entre l'Algérie et ses enfants. M. Sebaâ, lui, appelle
publiquement les Algériens du Canada à « s'affirmer en tant que minorité
visible ». C'est dire que les autorités algériennes semblent avoir décidé
d'investir le terrain du lobbying en Europe et aux Etats-Unis, à l'effet,
pourquoi pas, de peser sur les décisions de leurs pays d'accueil, tout
au moins, contrer la propagande anti-algérienne qui a le vent en poupe
depuis plus d'une décennie. Il n'est sans doute pas fortuit de voir les
acteurs français de la prochaine présidentielle s'astreindre au crochet
d'Alger. Le poids de notre communauté oblige les prétendants, y compris
le mal aimé Sarkozy, à draguer ces Algériens de France. Il est loisible
d'imaginer la force de frappe et le poids qu'aurait un lobby organisé
des Algériens de France sur les enjeux politiques. En France et en Algérie.
Hassan Moali
NDLR : aux élections présidentielles, n'hésitez
surtout pas à voter, aux deux tours, pour un(e) candidat(e) favorable
au vote des étrangers, cela permettra de mieux les intégrer...
Fulgence
de la Malterie
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