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les composantes de l'identité française sont mises à mal
La vérité sur le passé de la France est tous les jours bafouée. Dans cette entreprise maléfique, convergent les hommes politiques, les médias et une multitude renseignants. Le chef de l'Etat est le responsable suprême de la Défense Nationale. A ce titre, il n'a pas seulement en charge les armées, mais également le moral de la nation. Or, il se complaît dans des repentances mensongères qui exercent une action de culpabilisation et de démoralisation du peuple français. L'entreprise porte sur tout notre passé, sur tous nos domaines d'activité, aussi bien en France qu'hors de France. Quelles sont les motivations des menteurs et à quelle tactique obéissent-ils ? Deux courants principaux sont clairement distinguables. Il y a, d'une part, un mouvement révolutionnaire qui a juré la mise à mort de tous les fondements de l'identité française. Les atteintes s'exercent méthodiquement et rageusement contre les racines religieuses de notre pays, contre ses traditions morales - qui, en bien des cas, avaient même résisté à la tourmente de 1789 -, contre le respect et l'amour dus à l'immense patrimoine de la France (spirituel, intellectuel, architectural, artistique, scientifique), contre sa langue même. Les virus libertaires et individualistes ont maudit la famille et la patrie, ces deux piliers fondamentaux de la société. Dans cette stratégie, présenter la colonisation comme une infamie est évidemment un brûlot particulièrement ravageur. Les Français, incessamment intoxiqués par la répétition du mensonge sur ce thème, finissent par se sentir coupables. Comment aimer la France dans ces conditions ? Comment la défendre derechef, surtout à une époque où ceux qui nous envahissent sont les descendants de ces peuples colonisés auxquels nous aurions fait tant de mal ? Un autre courant prend sa source en Algérie, avec la hargne culpabilisatrice de la nomenkiatura algérienne. L'Algérie, que les moyens de transport et de communication ont mis à notre porte, apparaît bien forte face à notre faiblesse. Elle est forte du Coran, qui fait aux croyants un devoir de conquérir le monde. Elle est forte de sa fécondité et de la jeunesse de sa population. Elle est même forte de sa misère qui pousse cet excédent de jeunes qui s'ennuient et qui végètent chez eux, à venir sur cette proie offerte et couchée qu'est la France. De plus, l'Algérie est particulièrement forte chez nous où des millions de Français de papier (ou leurs ascendants) proviennent de ce pays et, pour beaucoup, sont restés profondément algériens. Ils pèsent et ils pèseront de plus en plus lourd dans les scrutins électoraux et poussent plus que jamais nos politiciens à s'agenouiller devant les cris des chacals de Djezaïra. L'intelligentsia, les médias et les pouvoirs politiques algériens expriment sans vergogne des revendications extravagantes. Mais le passé, depuis plus de cinquante ans, ne leur dit-il pas que nous avons toujours cédé à tout ? Ils veulent des visas, des milliers de visas, des millions de visas, à la limite, l'entrée chez nous sans visa. Ils osent prétendre à des compensations pour le mal que la France aurait fait chez eux, pendant les cent trente ans qui ont été une des rares périodes iJ^ureuses de ce territoire si maltraité par l'histoire. Pour obtenir les uns et les autres, il faut que tous les Français soient persuadés du mal qu'a été la colonisation, la monstruosité de la guerre menée pour s'opposer à la décolonisation et, a fortiori, des combats de l'O.A.S.. C'est le préalable à tout et nos politiciens, de droite comme de gauche, prêtent à ces exigences une complicité ignoble. Une Mémoire biasée mais consensuelle Depuis plus de quarante ans mais surtout au cours des dernières années écoulées, l'indignation nous envahit devant le déferlement de ces mensonges, de ces bassesses. La réaction la plus normale est celle du combat politique où l'on tente de faire face par l'action. Et la récente victoire remportée par notre Association, contre les écrits de Philippe De Gaulle, prouve que la ténacité et le courage finissent par payer. Néanmoins deux questions préalables me paraissent à examiner. La première porte sur le fond. Comment prouver qu'actuellement les Français ne disposent pas d'une mémoire véridique ? On répondra au contraire que, rarement peut-être dans notre histoire, un consensus plus général n'a été obtenu au sein du peuple de France sur bien des questions importantes de notre passé. N'est-ce pas toute la France intellectuelle, médiatique et politique - à l'exception de quelques originaux de service - qui s'est mobilisée contre l'article 4 de la loi du 23 février 2005, bêtement votée par des parlementaires en quête de scrutin d'un électoral pied-noir, figé dans ses nostalgies. N'y a-t-il pas eu unanimité parlementaire pour voter la loiTaubira qui condamne la France, cette grande puissance esclavagiste devant l'Eternel ? N'est-ce pas tout notre pays qui a reconnu enfin que c'est Philippe Pétain qui a envoyé les Juifs de France se faire exterminer en Allemagne ; à l'exception d'un général Le Groignec à qui il faut tout pardonner étant donné son âge ? N'est-ce pas toute la France dans un bel élan qui crache sur sa colonisation et dénonce les brutalités, les pillages, des horreurs dont elle a été tissée ? Demander à défendre notre mémoire, sous prétexte que quelques centaines de personnes n'ont pas pu se réunir à l'Arc de Triomphe le 5 juillet 2006 pour commémorer les morts d'Oran, c'est oublier un peu vite, nous dira-t-on, que si la masse des Oranais n'avaient pas soutenu les actions de l'OAS, les massacres ne se seraient peut-être pas produits. Quant à poser une stèle à des fusillés de l'OAS, c'est purement inadmissible à la lumière de cette histoire consensuelle. Cela confine à l'apologie du crime. Ce n'est pas encore du révisionnisme légal, mais c'est du révisionnisme de fait. Le combat politique et notre faiblesse numérique L'autre question a trait aux forces que nous pouvons mettre en uvre pour soutenir un combat politique. Je ne parle pas des forces de plume ou des discours que nous pouvons prononcer dans le cercle restreint et fermé de nos réunions de convaincus. Je parle de l'importance numérique des personnes motivées, susceptibles d'être prises en considération par les Français, soit sur le plan électoral, soit dans les manifestations qu'elles pourraient mettre en action. La communauté des Français d'Algérie - à supposer qu'elle ait jamais réellement existé - est maintenant politiquement divisée. La masse est indifférente à notre passé et seulement désireuse de l'oublier. Aucune manifestation à caractère politique ne réunit plus de quelques centaines de participants dont l'âge moyen doit se situer dans la soixantaine. Le poids électoral que nous pesons est nul. Car, les choix de nos anciens d'Algérie et de leurs descendants sont guidés par d'autres considérations, d'autres motivations, qu'ils considèrent comme plus actuelles. Le plus grave sans doute, c'est que notre combat pour l'Algérie française n'attire pas les jeunes. Conformément à la nature, ils sont tournés vers le présent et ont soif de l'avenir. Notre mémoire... c'est notre affaire. Quels que soient nos efforts, je crains que nous ne leur fassions pas comprendre que ces mensonges et cette culpabilisation engendrent notre désarmement moral, notre aboulie spirituelle qui nous empêchent de commencer même le combat pour leur survie. Alors? Quoi faire? Les lignes ci-dessus auront peut-être déçus ceux qui ont pu apprécier mes livres, mes articles et mes conférences depuis une douzaine d'années. il me faut donc m'en expliquer. Tout d'abord, cette défense politique de notre mémoire ne peut être disjointe d'un combat plus vaste pour s'opposer à tout ce qui détruit méthodiquement toutes les composantes de l'identité française et contre la volonté de faire disparaître le peuple français en tant que tel. Dans un naufrage, il est vain d'essayer de sauver le château arrière ou le gaillard d'avant : c'est t.out le bâtiment qui fera face à la tempête ou s'abîmera dans les flots. Or, hélas, je ne suis pas plus optimiste pour les chances d'un combat actuel en vue de sauver les richesses civilisationnelles uniques qui ont fait de la France, en plus de quinze siècles, le plus magnifique pays du monde. Alors, me dira-t-on, pourquoi écrivez-vous ? Pourquoi parlez-vous ? Je partage l'opinion que la puissance de nos ennemis et la gravité de la maladie inoculée à la France sont telles que, seul, un miracle peut sauver notre patrie et notre société traditionnelle. Dans le sursis qu'un tel événement apporterait, il resterait à reconstruire. Quelle chance de reconstruction d'un passé digne de ce nom avons-nous, si nous ne témorgnons pas, nous qui, en une longue génération, avons vu la France descendre pratiquement de l'apogée de sa puissance aux abysses les plus profondes. Aurions-nous le droit, aurions-nous la passivité et la lâcheté de laisser les témoignages du présent à tous les menteurs, à tous les falsificateurs, à tous les démagogues, à tous les perroquets qui occupent toute la scène politique, médiatique et éducative ? Actuellement nos publications ont un tirage dérisoire. Tous les grands médias audiovisuels nous sont fermés. Tous les quotidiens (sauf un, Présent) sont haineux à l'égard de tout ce qui fait l'identité française. Ce n'est pas une raison pour baisser les bras. C'est une raison supplémentaire pour écrire, pour analyser, pour dire ce que nous avons vécu et connu. C'est ainsi que nous introduirons dans le patrimoine avec lequel s'écrira notre histoire, les quelques rares pages qui permettront, peut-être, à des esprits honnêtes de lutter contre le raz-de-marée de la calomnie qui, sans notre effort quotidien actuel, risquerait de recouvrir tout. Georges DILLINGER
Notre commentaire: Nous abondons au point de vue ci-dessus, mais permettez nous de revenir sur un sujet apparement anodin, mais très important, malheu-reusement, nous avons eu tant de problèmes à surmonter depuis notre retour sur les terres de France. Leurs résolutions, elles ne furent abouties, qu'après de beaucoup de sollicitations auprès des instances gouvernentales qui se sont suivies depuis 1962, Rappelez-vous des grandes manifestions reventicatives des rapatriés dans les années 1969, qui avaient eu lieu dans le grand Sud Ouest. Aujourd'hui, nos associations font
leur possible pour la défense de notre mémoire, mais face
aux enfants spirituels de la grandeZorha. elles ne pourront obtenir rien
de plus, il n'y a qu'à remarquer entre autres: mise en ligne 18/11/2006 |