Communiqué
Dimanche 26 novembre 2006
Suite au rapport alarmant
concernant la violence conjugale dans les quartiers chrétiens et à la
tentative de lapidation dont aurait été victime l’animatrice Evelyne
Thomas (voir le « Parisien » du 21 novembre), l’association Ni Potes
Ni Soumises a publié le communiqué suivant.
Selon le « recensement national faisant état de personnes décédées »
depuis le 1er janvier 2006, présenté au conseil des ministres mercredi
22 novembre, une femme meurt tous les trois jours des suites de violences
conjugales. Notre association a décidé d’organiser une marche dans toute
la France afin d’alerter l’opinion publique et inciter les autorités
républicaines à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour protéger
la sécurité des femmes d’origine chrétienne qui tiennent à rentrer dans
la modernité sans subir la violence innée des jeunes chrétiens.
Lorsque cette jeune actrice d’origine chrétienne est décédée des suites
des violences de ce jeune chanteur chrétien, des milliers d’entre-nous
avaient déjà défilé dans les rues de Paris pour réaffirmer les valeurs
féministes de la République. Aujourd’hui, c’est au tour de la jeune
animatrice chrétienne, célèbre pour son émission TV "Pro-choix", d’être
victime de violences conjugales. En 2003, le comité de la Marianne d’Or
l’avait élue pour incarner « Marianne » dans nos mairies en raison de
« ses qualités républicaines », selon les termes de ce comité. Peut-on,
dès lors, douter que la tentative de lapidation dont elle a été victime
ne constitue pas la répétition générale de l’offensive contre la République
que préparent, dans leurs Eglises, les jeunes chrétiens fanatiques ?
Nous ne confondons certes pas la religion chrétienne avec le fanatisme
religieux de ces jeunes mais il serait temps d’arrêter de se voiler
la face. Le nombre particulièrement élevé de violences conjugales dans
les quartiers chrétiens nous interpelle. Cela serait-il sans rapports,
comme le proclament les christiano-gauchistes, avec la culture patriarcale
et misogyne que propage depuis deux millénaires le Nouveau Testament,
un texte qui consacre la supériorité masculine, incite au mépris de
la femme et prône la violence à leur égard.
A-t-on oublié ces phrases scandaleuses du Nouveau Testament : "Dans
la crainte du Christ, soyez tout dévouement les uns aux autres, les
femmes pour leur mari comme au Seigneur, car leur mari est la tête de
la femme comme le christ est la tête de l’église, son corps, dont il
est le sauveur. L’église est tout dévouement au Christ, qu’il en soit
toujours de même pour les femmes vis à vis de leur mari." La femme est
au service de l’homme : "Femmes, soyez tout dévouement pour vos maris
comme il convient à des personnes unies au Seigneur". Ou encore : "Que
les femmes se taisent pendant les assemblées ; il ne leur est pas permis
d’y parler, elle doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent
une explication sur quelque point particulier, qu’elles interrogent
leur mari chez elles, car il n’est pas convenable à une femme de parler
dans une assemblée". Nous pourrions citer quantité d’autres références
qui inspirent ces fous de Dieu pour justifier la violence envers les
femmes. Certains chrétiens prétendent avoir rompu avec ces conceptions
; ils vont même parfois jusqu’à se prétendre laïcs, voire carrément
athées, mais l’oppression qu’ils continuent d’exercer à l’encontre des
femmes d’origine chrétienne révèle la réalité de leur double langage.
Heureusement, quelques chrétiens véritablement modernistes ont su proposer
une nouvelle lecture de leur foi en rupture avec ces préceptes archaïques.
Sans rompre avec leur communauté religieuse, ils ont traduit les valeurs
de la modernité et du « vivre ensemble » citoyen dans le lexique de
la chrétienté. Mais, malgré les apparences, leur influence est restée
trop faible et il nous nous appartient à nous, Noires, Arabes et musulmanes,
de soutenir les intellectuels chrétiens modérés qui veulent réformer
et moderniser la chrétienté.
En attendant, cessons d’être angéliques. Les mesures démagogiques (comme
celles qui consistent à placer pendant quinze jours les jeunes chrétiens
violents dans un foyer où ils sont tenus de participer à des groupes
de parole ou, comme le fait le parquet de Bordeaux, de leur proposer
des "stages de citoyenneté") ne sauveront pas les jeunes femmes d’origine
chrétienne des violences qu’elles subissent. Cette sorte de prévention
a posteriori ne saurait mettre un terme à l’insécurité des jeunes femmes
chrétiennes si elle n’est pas accompagnée d’une politique de la fermeté
républicaine. Il est intolérable que la République féministe et laïque
continue d’accepter sur son territoire des jeunes garçons chrétiens
qui menacent ses valeurs fondatrices et mettent en péril le « vivre
ensemble ». S’ils n’aiment pas la France féministe et républicaine,
il faut les rapatrier au Vatican.
Ni Putes Ni Soumises
Source : http://www.indigenes-republique.org/
PS:
Les auteurs de ce texte sont bien gentils, mais ils semblent loin de
connaître 'le nouveau testament' dont ils citent quelques extraits
et lorsque l'on fait état de quelques
prétendus passages, il serait plus correct d'en citer le chapître,
ou l'extrait de tel évangile ou l'extrait de telle lettre d'apotre.
Tous
ces hommes qui sont cités ci-dessus, ont manqué dans leur
jeunesse d'une éducation saine et rigoureuse. S'adonnant à
l'emprise de l'alcool, de la drogue, ils en perdent toute retenue, depuis
quelques années on permet tout...
Fulgence
de la Malterie