CES AFRICAINS QUI NOUS DONNENT ESPOIR
ET DISCRÉDITENT CHIRAC ET SES REPENTANCES

 

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TOUT n'est pas désespérant dans les nouvelles. Trois concernant le continent noir doivent nous réjouir pour ce qu'elles portent de positif et parce qu'elles foudroient Chirac et les blasphémateurs de notre histoire, coloniale en particulier. Chacune méritera un dé- veloppement particulier, aujourd'hui nous nous contenterons d'en faire une présentation générale.

LES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS, VUS PAR LES SÉNÉGALAIS : LA PLUS GRANDE FRANCE UN LIVRE récemment édité, Les Tirailleurs sénégalaise écrit par le directeur du musée des forces armées sénégalaises, préfacé par Maître Abdoulaye Wade président du Sénégal, réélu il y a peu, retrace l'histoire de ce qu'on a appelé les tirailleurs sénégalais, bien qu'une partie importante de ces soldats ne fût pas sénégalaise, le recrutement se faisant dans toute l'Afrique Occidentale Française. Le sous-titre du livre donne le ton : leurs combats, leurs gloires, leur héritage.

Pour le président Wade ce livre présenté « par devoir de mémoire, est d'une parfaite actualité. Il paraît à point nommé pour autant qu'il vient combler un vide pour les Africains par une relecture événementielle de l'histoire des soldats de la plus grande France, du XVIIe siècle aux indépendances ». Le président Wade poursuit : « Alors que l'Afrique est entrée dans l'ère de la mondialisation, la mémoire des soldats de la grande France a un avenir prometteur. Outil de fraternité, elle permet d'inscrire les relations de la France avec les nations africaines à l'intérieur d'un socle de souvenirs partagés ; outil d'intégration, elle donne aux enfants de plusieurs générations de combattants des repères et une fierté. »

On ne peut que s'interroger avec tristesse de ce que le président Wade peut penser en son for intérieur des lamentables repentances à répétition de Chirac. Le Sénégal est fier de sa participation active à la construction et à la défense de l'Afrique française, dont lui-même est issu, et de la plus grande France. Il n'oublie pas qu'avant la présence de la France dans cette région les Maures (musulmans blancs) du nord du fleuve Sénégal venaient razzier les populations noires et les cultures au sud du fleuve : l'insécurité régnait. Nos médiocres politiciens s'époumonent à cracher sur ce passé, que sans doute il ignore tant est grand leur manque de culture.

L'origine des tirailleurs se trouve dans les premiers groupes de Noirs embauchés à la fin du XVIIe siècle comme soldats par les Compagnies à chartes qui depuis 1626 trafiquaient sur les côtes d'Afrique de l'Ouest à partir de comptoirs qu'il fallait défendre. Ils étaient employés comme auxiliaires temporaires pour assurer la sécurité des biens et des personnes pendant les transactions commerciales ou pour défendre les maisons de commerce contre les attaques des populations locales. Ces Noirs armés jouèrent un rôle primordial dans la défense des comptoirs. Dans ce qui sera le Sénégal, la France possédait deux comptoirs sur la côte, Saint-Louis et l'île de Gorée dont les habitants étaient Français dès le XVIIe siècle. Au fur et à mesure de l'implantation de la France le long du fleuve Sénégal et dans le centre de l'Afrique, ces unités d'auxiliaires se transformèrent en troupes indigènes régulières qui furent un élément essentiel de la pénétration française en Afrique noire. Le véritable artisan de la formation des régiments africains fut le commandant Faidherbe arrivé à Saint-Louis en 1854 et futur gouverneur général. Le 1er Bataillon de Tirailleurs Sénégalais fut créé en 1857 sous Napoléon III. Il est le premier maillon d'une chaîne de belles unités qui seront engagées partout où la France se battra. L'armée sénégalaise en est l'héritière.

Ce livre superbement illustré met du baume au cœur des Français qui n'ont pas honte de leur passé et qui sont dégoûtés de son dénigrement permanent par nos veules dirigeants.

BRAZZAVILLE CÉLÈBRE BRAZZA
UN AUTRE sujet de satisfaction est la récente inauguration le 3 octobre 2006 d'un mausolée à la gloire de Pierre Savorgnan de Brazza à Brazzaville, capitale de l'ancien Congo français. La figure dominante de la politique congolaise, Denis Sassou-Nguesso, actuel président, fut en d'autres temps un marxiste amateur de socialisme scientifique et autres billevesées communisantes qui ne prédisposent guère à reconnaître les vertus d'un officier de la colonisation. C'est pourtant à lui que l'on doit l'initiative et la réalisation de ce monument, avec le soutien de ses voisins, les présidents du Gabon et de la République Centre-Africaine. Savorgnan de Brazza, Romain de naissance, devenu officier de marine français, explora la rive droite du fleuve Congo et le bassin de l'Ogoué, de 1874 à 1885 en trois voyages. De 1886 à 1898, il sera Commissaire du Congo et du Ga- bon. Il fut le fondateur de la ville de Brazzaville. Il signa en 1882 avec le roi local le traité qui devait sceller l'amitié entre le Congo et la France et placer le Congo sous protectorat français. Ses qualités d'explorateur, son intelligence, sa bonté dans ses relations avec les habitants et ses capacités d'administrateur ont laissé un souvenir indélébile dans la région. Le gouvernement français ayant imprudemment cédé à partir de 1897, contre l'avis de Brazza qui sera démis de ses fonctions, l'exploitation économique de ces régions à une quarantaine de sociétés concessionnaires, de nombreuses exactions contre les populations furent signalées. En avril 1905, Brazza fut envoyé en mission d'enquête. Il mourra à Dakar sur le chemin du retour. Les restes de Savorgnan de Brazza, de sa femme et de ses enfants, inhumés à Alger, furent ramenés à Brazzaville et placés le 3 octobre 2006 dans des tombes de marbre dans la crypte d'un imposant mausolée construit dans ce but au centre de la capitale. Cet événement donna lieu à d'importantes cérémonies en présence du corps diplomatique

LES RWANDAIS QUI SALUENT L'ARMÉE FRANÇAISE ENFIN, troisième sujet de satisfaction, la remarquable conférence du colonel Jacques Hogard, venu le 18 janvier dernier au Centre Charlier nous parler de l'Opération Turquoise au Rwanda. Le colonel Hogard en fut l'un des chefs. Satisfaction parce que la conférence était instructive, captivante et l'assistance débordant les limites de la salle. Satisfaisante aussi parce qu'elle révéla des sentiments de reconnaissance et d'amitié à l'égard de la France venant de Rwandais qui devaient leur vie à l'action et à la compétence de notre armée envoyée en mission, sous le chapeau de L'ONU, pour séparer les combattants à la fin du génocide rwandais en 1994. Pourtant les officiers qui commandèrent les groupements qui réalisèrent, avec succès, cette délicate opération sont menacés d'inculpation de complicité de crime contre l'humanité. Ils sont accusés à tort et sans preuve par l'actuel président du Rwanda,

.Paul Kagamé, d'avoir armé les massacreurs. Il faut savoir que Paul Kagamé est dans la région l'homme des Anglosaxons, et en particulier des Américains, et que ces derniers ont vu d'un très mauvais œil l'intervention française qui ne servaient pas leurs intérêts. Alors qu'en France même nos soldats sont mollement défendus, quand ils ne sont pas attaqués ouvertement, comme par le journaliste du Figaro Patrick de Saint-Exupéry, les Rwandais présents au Centre Charlier ont spontanément proposé leur soutien au colonel Hogard en offrant de témoigner en sa faveur devant les instances internationales accusatrices. Ce geste est de plus très courageux car ces volontaires se désignent ainsi au pouvoir en place au Rwanda qui ne leur veut pas que du bien. Au Sénégal, au Congo, on accepte le passé commun avec la France et on en célèbre même les meilleures composantes ; des Rwandais, anciens sujets belges, remercient notre armée qui est venue sauver des vies dans leur pays. On ne peut que s'en réjouir. Mais en face, en France, que voyons-nous ? Des médiocres qui, incapables de construire comme leurs anciens, croient se donner une stature en cassant ce qu'on leur a légué. Noyés dans le mondialisme qu'ils croient leur permettre de cacher leur impuissance, ils laissent filer un patrimoine inestimable tout en crachant sur la France.

À Brazzaville, le pauvre Douste-Blazy , qui représentait la France aux cérémonies d'inauguration du mausolée Savorgnan de Brazza, n'a su que laïusser sur les relations entre l'Europe et l'Afrique, et sur les Droits de l'Homme bien sûr. Les relations anciennes et directes entre la France et le Congo ? Connaît pas.

En écoutant les Africains raisonnables parler, on se prend à rêver de la mise en place d'une bonne politique africaine qui aurait l'avantage de traiter à la racine le problème de l'immigration venant d'Afrique noire francophone. Un livre vient de sortir sous le titre Uantipolitique, peut-on avoir une classe politique encore plus nulle ?

Quand on observe la campagne de l'élection présidentielle, la réponse est évidente. Travaillons à construire une relève.
JEAN VlALATEL

Crédit: le bulletin Reconquête

1/Colonel Mamadou Lamdou Touré, Les tirailleurs sénégalais Les 3 orangers 35 €.
2/ Rappelons qu'il est notre falot ministre des Affaires étrangères, qui confond la Slovaquie et la Slovénie devant les autorités slovaques. Mais connaît-il l'existence de ces deux pays de l'Union Européenne, de faible superficie il est vrai ?
3/ Roland Hureaux, L'antipolitique- peut-on avoir une classe politique encore plus nulle ? Éditions Privât 19 €.

 

mise en ligne 07/05/07

Fulgence de la Malterie