SETIF - GUELMA - LE CONSTANTINOIS-
LES MASSACRES DU 8 MAI 1945


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Nous sommes le 8 mai 1945 à Sétif, la journée s'annonce radieuse, la ville est entièrement décorée, les bâtiments officiels ont arboré le grand pavois. Toutes les habitations européennes sont recouvertes d'emblèmes tricolores. Plusieurs manifestations officielles sont prévues, l'après- midi entre autres au stade Eugène Girod, des bals publics sont organisés dans plusieurs quartiers. La population européenne s'apprête à participer à toutes ces manifestations dans la joie, dans l'euphorie.

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La veille dans l'après-midi les cloches de l'église Sainte-Monique avaient sonné à la volée annonçant l'armistice, mais pour des raisons de concordances des réseaux horaires, il est reporté au lendemain 8 mai.

Pourquoi un tel enthousiasme de la population européenne ? Il est nécessaire de rappeler que les français dans leur ensemble ont payé un tribut écrasant à la guerre. Depuis le déclenchement des hostilités contre les puissances de l'Axe en 1939, puis en 1942 dès le débarquement anglo-américain le 8 novembre en A.F.N, tous les hommes en âge de porter les armes sont mobilisés.

Bon nombre de prisonniers lors de la débâcle de 1940, s'évadent puis reprennent le combat en Tunisie sans entraînement, en guenilles pour la plupart, dotés d'armes d'une autre guerre, ils brisent l'offensive allemande, alors que les américains battaient en retraite. Lors de combats sanglants ils libèrent Tunis et l'A.F.N. Puis dotés par les américains d'équipements et d'armes modernes, ils sont engagés sur tous les théâtres d'opérations les plus meurtriers. Ils se couvrent de gloire en Italie, sur le Garigliano, à Monte Cassino, s'emparent de Rome, Florence, Sienne, libèrent l'île d'Elbe, la Corse, la Provence avec la reconquête de Toulon, de Marseille, ils remontent la vallée du Rhône, livrent de terribles combats dans le froid et la neige en Alsace, franchissent le Rhin de vive force et arrivent sur les bords du Danube.

Cela permet à la France vaincue, humiliée en 1940 de retrouver son rang de grande puissance et de pouvoir prendre part, avec les alliés, à la signature de la paix.

Il n'est pas possible de compter la somme de sacrifices, de drames consentis par tous ces hommes, nombre d'entre eux ont passé sept années, certains plus encore, mobilisés au service de la France, alors que pour la plupart ils ne sont ni engagés ni militaires de carrière. Leurs actions d'éclats, leurs actes héroïques sont innombrables. Vingt cinq mille français d'Algérie furent tués soit 16,65% des partants, beaucoup avaient tout juste 20 ans. Il n'y a pratiquement aucune famille qui ne puisse déplorer la perte d'un des siens.

L'armistice, c'est l'arrêt des combats, la fin du cauchemar, de l'incertitude, des interrogations pour les familles.

C'est tout d'un coup l'espoir de la démobilisation, le retour des êtres chers si longtemps absents. Voilà ce qui motive la joie, l'enthousiasme de la population.

Est-il nécessaire de rappeler que dans les trois départements d'Algérie, la mobilisation des français s'élève ai 6,40% de la population, chiffre jamais atteint et qui ne le sera jamais en France.

Ce sont 20 classes, plus de 185.000 hommes, soit l/5éme de la population française qui est mobilisée, expédiée au combat sur le continent européen. L'Algérie est privée de ses forces vives, il n'y a plus d'hommes valides dans les foyers.

Hélas ! Obnubilés par cet espoir du retour des siens, la population européenne oublie ses réflexes de prudence, pourtant un très grand danger la guette. La nervosité, l'arrogance, les menaces, les insultes quotidiennes, les incidents qui se multiplient , les déclarations publiques des meneurs annonçant le soulèvement. Les incidents du 1er et du 7 mai sont autant de signaux d'un très grand danger.

Les autorités civiles détenant tous les pouvoirs sur la police, la gendarmerie, la garde républicaine mais aussi sur l'armée, ne prennent aucune mesure de sécurité, ne mettent même pas en garde sur le danger dont elles sont parfaitement au courant, malgré l'annonce du soulèvement et du djihad annoncés, claironnés par tous les indépendantistes.

Les meneurs de l'insurrection
Les meneurs de l'insurrection ont eux, bien préparé leur action. Les forces de police, gendarmerie, armée sont obsolètes. La population toute à la joie de fêter la victoire devient une proie sans défense.

De très bonne heure, les musulmans, suivant les consignes qu'ils avaient reçues, se regroupent au nord de la ville sur l'immense terre-plein qui jouxte le parc à fourrage et au sud sur la place de Biskra et le quartier de l'Industrie. De tous les quartiers arabes, de tous les douars environnants affluent des cohortes d'hommes. Les autorités n'ignorent pas que les meneurs, la veille et une partie de la nuit, parcourent les quartiers arabes, les douars environnants, donnent des ordres afin que tous les hommes valides soient présents dès le mardi matin à la première heure à Sétif. Ils annoncent que l'heure du combat a sonnée, que le djihad va être déclaré et que l'on comptera ceux qui ne seront pas présents.

C'est à 8 h30 que le cortège démarre. En tête les scouts El Ayat formant un groupe compact, bien aligné, environ 250 en tenue avec foulard vert et blanc, marchant à petits pas cadencés entonnant leur chant nationaliste « Min Djebalina » « du fond des montagnes s'élève la voix des hommes libres, l'indépendance nous appelle ». Saad Bouzid portant le drapeau vert et blanc, emblème de l'indépendance.

Le nombre de participants est énorme environ 30.000 hommes composés en deux cortèges qui se réunissent devant le Mess des officiers pour s'engouffrer dans l'Avenue Georges Clemenceau au cur du quartier européen. L'intention de provoquer est évidente sinon ce n'est pas cet itinéraire qui aurait été emprunté.

Le sous- préfet Buterlin, parfaitement informé des menaces proférées par les indépendantistes, qui détient tous les pouvoirs et a à sa disposition toutes les forces de maintien de l'ordre civiles et militaires, ne prend aucune mesure de sécurité, il accepte même que le défilé traverse le centre ville, alors qu'il aurait été facile de le canaliser par les boulevards circulaires afin de sécuriser les quartiers européens. Autant de faits troublants qui le mettent en accusation, mais il a certainement exécuté des ordres supérieurs, c'est pour ces raisons que les archives sont bloquées et inaccessibles.

L'avenue Georges Clemenceau est complètement submergée par cette marée humaine composée d'hommes déterminés à massacrer « les roumis. »

La parole donnée est bafouée, malgré les engagements pris la veuille, de nombreuses pancartes et banderoles sont brandies. On peut y lire « libérez Messali » - « vive l'Algérie indépendante »- « à bas la France et le colonialisme »- « l'Algérie est à nous », et deux banderoles en anglais dont je n'ai pas la traduction.

En tête du cortège autour d'un groupe très compact, le drapeau vert et blanc avec un croissant et une étoile rouge est brandi, un autre aux couleurs du prophète, les « you-you » stridents se font entendre, les slogans hostiles à la France sont scandés en arabe par les meneurs et repris par la masse.

C'est alors que le Commissaire Lucien Olivier reçoit l'ordre impératif du sous-préfet de stopper le cortège et de saisir les bannières séditieuses.
Il a sur place à sa disposition autour de lui comme force de l'ordre 15 agents de police et quatre inspecteurs de la P.J. Aussitôt il donne ses instructions, les policiers doivent s'intercaler, afin de stopper le cortège, entre les scouts et le reste des manifestants. La manoeuvre se déroule parfaitement, les policiers se déployant sur toute la largeur de l'avenue, les scouts s'arrêtent à hauteur du « café de France ».

Aussitôt le Commissaire, avec un sang froid et un courage remarquable, ayant à ses côtés les Inspecteurs Raoul HAAS et Norbert FONS, sans aucune arme apparente, s'avance et entre au milieu de la foule. S'adressant aux dirigeants qu'il connaît, leur rappelant leurs promesses de la veille, leur demande de faire disparaître les bannières et drapeaux séditieux. Comme il n'est pas entendu, il s'approche du porteur du drapeau et essaie de lui arracher des mains. Le Commissaire est alors bousculé, jeté à terre heureusement protégé par les deux inspecteurs au milieu d'indigènes hargneux et menaçants. Des cris s'élèvent « ouketiou, eddebhou » Un des meneurs sort un pistolet, le Commissaire craignant pour sa vie et pour se dégager, sort son arme de service et tire un coup en l'air. Immédiatement, un second coup de feu est tiré du cortège des manifestants, on entend un hurlement c'est la petite Nakache qui se trouve avec ses parents venus assister à la cérémonie de l'armistice qui vient d'être mortellement blessée devant le « café de France ».

C'est le signal de l'émeute attendu, la ruée dans les rues du centre de la ville afin-de tuer les européens. Les armes sortent de dessous les djellabas. Tout sert de projectiles, les tables, les chaises, les carafes, les verres volent à travers les arcades. C'est la chasse aux « roumis » qui commence, les européens se réfugient dans les commerces, dans les couloirs d'immeubles, chez les particuliers qui leurs ouvrent les portes. Malheur à ceux qui ne trouvent pas assez rapidement un refuge, ils sont assassinés avec une sauvagerie qui fait très mal à décrire. Entourés par une nuée de sauvages, abattus à coup de débous sur la tête, lardés de coups de poignards dans le ventre, certains éventrés, émasculés, le crâne écrasés à coup de débous et de pierres, tous sauvagement achevés. Cela avec les « you-you » des femmes musulmanes qui encouragent ces lâches assassinats de victimes désarmées

Les assaillants sont armés de débous dont certains ont été munis de lames de rasoir, de poignards « boussaadis », de hachoirs, de faucilles, de haches, de pierres apportées par pleins couffins, les meneurs possèdent quelques armes à feu. Voici le scénario horrible qui s'est déroulé au centre ville et au marché aux bestiaux pendant une bonne heure, encouragés par les hurlements de « n'kathlou ennessaara ».

La ville résonne des coups de matraques sur les rideaux métalliques, sur les portes et les fenêtres, des cris sauvages, des injures et des imprécations des assaillants, des supplications des victimes.


L'intervention, bien tardive de l'armée met en fuite ces hordes barbares qui laissent derrière elles un spectacle abominable. C'est l'horreur, la vision d'un champ de bataille. Des corps affreusement mutilés, méconnaissables gisent à terre, de grandes flaques de sang noirâtre où les mouches s'agglutinent. L'avenue Georges Clemenceau et les rues environnantes sont jonchées de chaises et de tables disloquées, d'éclats de verre, de vêtements, de chaussures abandonnées. Enfin, les rideaux métalliques, les portes d'immeubles s'entrouvrent, les secours s'organisent immédiatement, les bars, brasseries, les magasins se transforment en infirmeries. Les médecins, pharmaciens, et autres, aidés par les habitants du centre ville, portent secours aux blessés les plus gravement atteints et ils sont très nombreux, sont transportés à l'hôpital. On pense, on soigne, on réconforte. Les corps sans vie sont recouverts, ramassés et transportés à la morgue. C'est la course aux nouvelles, l'inquiétude quand on est sans nouvelles des siens.

N'oublions pas que Sétif est placée sous l'autorité civile du sous-préfet Butterlin qui détient tous les pouvoirs. Il ne signera l'ordre de réquisition des forces armées qu'à 8 heures 45 alors que l'émeute avait déjà éclatée. On sait qu'il n'avait pris aucune mesure afin de garantir la sécurité de la population européenne. Sur ordre du général Duval, il sera mis aux arrêts, gardé par le sous-officier Gilbert Fillon et quatre tirailleurs, mais sur ordre des autorités civiles d'Alger il sera relâché et participera à la cérémonie de l'aman sur la plage de Souk-el-Tenine. Le secret le plus épais, aujourd'hui encore, entoure le comportement du sous-préfet. Il n'a pu qu'agir sur ordre supérieur, mais aucune preuve formelle n'a pu être apportée à ce jour.

Intervention de l'armée
Aussitôt l'ordre de réquisition signé, le colonel Bourdilla qui n'a à sa disposition que quelques sections très réduites de la base arrière du 7 éme tirailleurs composées essentiellement d'indigènes et qui avait prescrit dès la veille des dispositions d'alerte, donne l'ordre au chef de bataillon Rouire de se rendre avec le détachement d'alerte vers le point où éclatent les troubles. La troupe s'y rend au pas cadencé. A son apparition les manifestants se dispersent dans toutes les rues du centre ville. Sans faire usage de leurs armes, précédés de quatre clairons, la troupe fait évacuer les rues principales. A 9 heures 45, une autre section reçoit l'ordre de se rendre en ville afin d'assurer la garde de la sous-préfecture, de la mairie et de l'hôtel des postes, de surveiller et de nettoyer les rues avoisinantes.

Ail heures, le commandant Rouire reçoit l'ordre de faire évacuer le marché aux bestiaux où plusieurs milliers d'indigènes sont rassemblés. Il ne dispose que d'une section, l'ordre formel est une fois de plus renouvelé de ne pas faire usage des armes à feu. Repoussant les manifestants à coups de crosses, sans tirer un seul coup de fusil, malgré la découverte de cinq corps d'européens affreusement mutilés, méconnaissables, cette action est menée à bonne fin.

A partir de midi, les forces de l'ordre ayant complètement repris le contrôle, les manifestants se sont dispersés, s'enfuyant, abandonnant leurs armes. C'est un amoncellement de débous, de couteaux, de serpes, quelques armes à feu. A 14 heures 30 il ne reste plus aucun groupe d'indigènes, toutes les issues de la ville sont sécurisées par des groupes de militaires.

La police d'état comprenait 40 agents pour la plupart musulmans auxquels on avait adjoint 20 gendarmes mis à la disposition du Commissaire Berge. Cette poignée d'hommes disposant d'un armement dérisoire ( pistolets et mousquetons) renforcée par quelques inspecteurs de la PJ, dût faire face aux milliers de manifestants avec un courage admirable sauvant de la mort de nombreux européens. Il n'y eu aucune désertion.
Les gardes mobiles sont consignés dans leur caserne à l'extrémité Est de la ville.
imageQuand ils reçoivent l'ordre d'intervenir, il est bien trop tard, l'insurrection a éclatée, ils ont bien du mal à arriver au centre ville, leur car pris à partie. Ils sont contraints de faire usage de leurs armes pour se dégager. Nous savons qu'ils n'étaient équipés, à part les officiers, que de munitions d'exercice.

Le général Duval accompagné du Préfet Lestrade- Carbonel arrive à Sétif en soirée. Sa présence apporte à la population meurtrie un certain réconfort. A cette dernière qui demandait des armes, il la dissuade de se constituer en milice civile de défense, car dit-il, les renforts arrivent,
Cette première nuit est lugubre, la population veille ses morts. Ce sont vingt neuf cercueils qui sont disposés dans une chapelle ardente. Les blessés eux ne se comptent pas, de nombreux gravement atteints décéderont dans les jours suivants mais ne seront pas comptabilisés dans le nombre de victimes.

Les renforts militaires commencent à arriver par la route où par chemin de fer.

Dès le matin, on apprend que l'émeute s'étend vers les villages du nord qui bordent la petite Kabylie. C'est l'angoisse, l'incertitude. Les nouvelles les plus contradictoires annoncent de nombreuses victimes, des villages détruits et aggravent le malaise de la ville.

Le 10 mai, la population européenne, dans un interminable cortège, traversant les rues, les avenues désertes, conduit les siens à leur dernière demeure.

La cité est en deuil, l'émotion à son comble, le glas résonne et semble ne pas vouloir s'arrêter. Le silence est seulement entrecoupé de longs sanglots.
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Le Gouverneur général Yves Chataigneau, dans un silence glacial, fait une brève apparition en civil. Dans les jours suivant se dérouleront de nouvelles obsèques. De nombreux blessés arrivent des villages environnants ainsi que des familles de réfugiés ayant tout perdu. C'est le lot quotidien de drames.


L'insurrection se propage
Maîtrisée à Sétif, l'insurrection va se propager dans les heures qui suivent dans toute la frange orientale du pays. De Bougie à Guelma, le Nord Constantinois est à feu et à sang. De la Kabylie des Babor aux approches de la frontière tunisienne, le scénario du 8 mai est sensi blement le même. Des milliers d'émeutiers indigènes déchaînés, armés pour certains de fusils de chasse et même d'armes de guerre, à l'appel du « djihad », se précipitent sur les communautés européennes pour piller, détruire, massacrer.

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La liste des exactions, des assassinats, des viols, attaques de villages, de fermes isolées est bien longue. Je ne citerai que les principales là où il y a eu des morts et des blessés :
El-Ouricia- Péritgoville- Chevreul - Sillègue - Kerrata- Aïn-Abessa - Aïn- Roua - Lafayette -
Les Amouchas- Oued Marsa - Cap Aokas - Souk-el-Tenine - Les Falaises - Ziama Mansouriah- Djidjelli - Saint- Arnaud - El Milia - Fedj-M'Zala- Châteaudun du Rhumel - Dans les Maisons forestières :
Tamsout - Tamentout - Aïn Settah - Beni-Siar - Tamendjar - M'Cid- Beni- Ftah - Aïn-Ouadel- Aïn-Leftet - route de Tamentout à Chevreul etc.

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Sur les 122 témoignages de personnes ayant vécu ces massacres, je ne citerai ici que celui du docteur Angel, chirurgien à l'hôpital de Sétif Précisions sur les circonstances de l'agression de M. DENIER. « Outre les dommages causés aux bras, dont les os complètement broyés avaient nécessité l'amputation des deux avant-bras. M. Denier portait sur la tête la trace de seize coups d'objets tranchants et longs. Un de ces coups lui a coupé l'oreille en deux, - une blessure par arme blanche lui ayant entamé la plèvre et perforé le poumon, - trois blessures par armes à hauteur des reins,- une trace sur la nuque d'une blessure par arme à feu. M. Denier a survécu à ses blessures »

M. Albert Denier était inspecteur des PTT, secrétaire de la section locale du parti communiste algérien. Il est bon de préciser qu'une délégation de ce parti est venue d'Alger afin de faire dire à M. Denier qu'il pardonnait à ses agresseurs car ils n'étaient pas responsables !





Dans la région de Guelma :


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A Guelma, la ville a pu être sauvée grâce à la détermination et au courage de deux hommes, le maire M. Maubert et le sous- préfet M. Achiary.

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Mis au courant de l'attaque sanglante de la ville de Sétif, M. Achiary prend immédiatement la défense de la ville et faute de moyens militaires constitue une milice civile qui sera équipée de 65 fusils qui va avec les forces de l'ordre défendre courageusement la ville et les environs sauvant ainsi de nombreuses vies humaines.
Ici aussi je ne citerai que la longue liste des principaux centres qui subirent la barbarie avec des morts ou des blessés.
Guelma- Lapaine - Bled-Gaffar et la ferme St Claude- Luzet - Sekaka - Sédrata - Villars - Millésime - Guelâat- bou-Seba - Gallieni - Clauzel - -Bordj- Sabath - Gounoud - Héliopolis Hammam-Meskoutine - Kellermann - La Mahouna - Medjez-el-Bab- Bekaria- etc.

C'est l'ensemble de la région qui est à feu et à sang, les fermes européennes sont détruites, les habitations pillées, incendiées, les récoltes détruites, les assassinats, les viols, la destruction des infrastructures :les conduites d'eau, de certains ponts, des lignes téléphoniques, les prisonniers italiens ne seront pas non plus épargnés.



Conclusion
Avant de terminer, il est nécessaire de dire que ces « événements » n'ont rien d'une explosion soudaine provoquée par des conditions économiques difficiles. Aucune revendication particulière, aucun désir spécial n'ont conduit les insurgés vers cette sauvagerie inconnue depuis les temps les plus reculés. Seules la propagande et le « djihad » ont galvanisé cette population pour un combat qui visait à bouter hors d'Algérie, par le crime, la plus grande sauvagerie, la destruction, tous les chrétiens.


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L'insurrection est partie des régions riches, là où des stocks très importants de céréales ont été découverts, de semoule et farine, de sucre et café, d'huile, de toutes sortes de denrées alimentaires, d'énormes troupeaux de bétails, de tissus en ballots ...


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Toutes les couches de la masse musulmane, du gros terrien, du khammès, de l'affranchi au fanatique religieux, marabout en tête, de l'ancien militaire, ancien combattant dirigeant les massacres, de l'intellectuel, du petit bourgeois, l'élu, le scout, le sportif, tous ont participé ou ont été consentants à cette insurrection.

Sources : Les massacres du 8 mai 1945 -
Sétif- Guelma le Constantinois -
Début de 17 années de guerre en Algérie -


Crédit: Revue Ensemble juin 2007

Mise en page 08/07/2007

Pour aller loin dans la narration de ces évèvements, et avec la démonstration de l'aide aux insurgés par l'étranger..(cliquer)

Fulgence de la Malterie