L'Islam en France et en Algérie !

 

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Alors que le recteur de la Grande Mosquée de Paris se porte candidat pour un troisième mandat à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM) et propose à Nicolas Sarkozy un moratoire sur la loi 1905, sur la séparation de l'Eglise et pour la construction de mosquées. Il est vraie que la France est un pays de liberté, liberté religieuse, Cette année, il aura trois concurrents. En plus de l'étemel second Fouad Alaoui, vice-président du CFCM et secrétaire général de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France), et Haydar Demiryurck, secrétaire général du CFCM et représentant du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) et un autre . candidat marocain qui ne s'est pas encore déclaré officiellement. Profitant de l'ouverture de Nicolas Sarkozy sur l'amendement de la loi de 1905, Dalil Boubakcur s'y engouffre et entend faire campagne pour un « moratoire » pour « le financement des lieux de culte et tout ce qui tient à la structure des cultes », citant notamment les instituts de formation et les aumôncrics de prison.
Car le bilan du CFCM est des plus mitigés.
A part les derniers points cités par le recteur, l'organisation peine à fonctionner. Une nouveauté dans cette élection : tous les candidats devraient présenter leur programme autour du 30 mars.
En clair, les deux sérieux prétendants se départageront sur ce point précis : le financement des mosquées. Pour Dalil Boubakeur, l'idée d'un « moratoire de dix ou vingt ans » sur la loi de 1905, qui interdit tout financement public des lieux de culte, serait un « rattrapage des besoins de l'Islam ». Pour son dauphin, Fouad Alaoui, « c'est aux fidèles de financer les mosquées ». Il s'engage, « à faire fonctionner le CFCM pour qu'il sorte de sa léthargie ». « Le CFCM a été trop frileux sur les sujets de société alors même que la République est aujourd'hui moins frileuse envcrs ces religions », reproche-t-il, en visant Dalil Boubekeur. Par ailleurs, la formation des cadres musulmans, proposée par l'Institut catholique de Paris à l'initiative du ministère de l'Intérieur, a débuté par un cours de rhétorique 23 personnes se sont inscrites, venant principalement de la Mosquée de Paris, partenaire musulman unique de cette formation universitaire non religieuse, intitulée Religions, laïcité, inter culturalité. Les étudiants sont en majorité algériens, mais aussi marocains, tunisiens ou comoriens. Quelques femmes souhaitant travailler dans des associations musulmanes ou dans les aumôneries hospitalières et pénitentiaires sont inscrites. Cette formation doit fournir à ces responsables musulmans désirant exercer en France une meilleure compréhension de la société française et de ses relations avec les religions.
Elle est financée par le ministère de l'intégration, 120 000 € / an pendant ce temps les autorités algériennes réagissent contre le phénomène de l'évangélisation de la société algérienne et continue de susciter la polémique entre les autorités algériennes et les représentants de la communauté chrétienne.
Peut-on parler de l'évangélisation supposée de l'Algérie en affirmant que c'est un faux problème, un nouveau diable local et une misère du populisme vacant ?
Du point de vue de «la loi Belaïz» sur les libertés religieuses pondue il y a deux ans, l'Algérie «défend l'une de ses constantes nationales». Du point de vue de la vue saine, le pays plonge dans l'auto-islamisation par le haut et par le bas.
Entre ceux qui prennent les églises clandestines ou légales pour des consulats, et ceux qui prennent le pays pour une vaste et unique mosquée, il y a un devoir : celui de rappeler la liberté et de faire se souvenir tout le monde que, pendant ce temps-là nous sommes toujours sous- dévoloppés, musulmans, islamistes, nouveaux chrétiens ou fourbes convertis.
Depuis deux ans donc, prosélytisme est désormais passible de lourdes peines, l'exercice des rites religieux non musulmans est en liberté conditionnelle et les textes de la République sont invités à «mettre un terme aux activités et tentations visant à faire douter les Algériens de leur croyance et de leur religion».
La religion punit déjà la «Ridda» du renégat par la peine de mort là où l'Etat républicain explique que tout missionnaire est déjà passible de peines de prison.
Le texte de loi qui vise surtout l'anti-croisade, l'intolérance et en éprouver le complet décalage, il suffit pourtant de se consacrer à un petit jeu de transposition.
Imaginez donc quelle sera la réaction des musulmans et si dans un inversement de mondes, c'est, en Occident, et plus particulièrement en France que soient frappés de suspicion pénale les propre signes «ostentatoires» musulmans soient taxés de criminels, les imams d'origine parce qu'ils auraient porté la bonne parole à Saint Denis au ailleurs par exemple.
Imaginons donc une France ou une Allemagne ou un autre pays, plus au Nord comme le Danemark, déjà coupable de quelques caricatures, si une loi était adoptée, prévoyant «des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 5.000 à 10.000 curos environ contre toute personne «musulmane» qui «incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un chrétien à une autre religion».
Une loi qui prévoit des sanctions similaires contre toute personne musulmane qui «fabrique, entrepose ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi...».
Imaginez donc un pays civilisé capable de «pondre» un texte qui interdit l'exercice du culte autre que musulman en «dehors des édifices prévus à cet effet et subordonne l'affectation des édifices pour l'exercice du culte à l'obtention d'une autorisation préalable». Une loi qui a pour objectif principal «l'interdiction du prosélytisme et des campagnes clandestines d'islamisation» et qui prend en otage, par polices et soupçons interposés, les minorités musulmanes en Occident pour des raisons de religion d'Occident.

Comment réagirons, les associations ouiouistcs ?, SOS racisme, la ligue des droit de l'homme, MRAP et j'en passe et des meilleures.
Est-ce qu'elles ne foncerons-t-elles pas les cases de l'hallali dénonçant le racisme, l'intolérance ou la chasse au musulman ?
Beaucoup d'eau continuera de couler sous les ponts. Même si le phénomène reste marginal, il demeure «visible», a soutenu cheikh Bouamrane, président du Haut-Conseil islamique (HCI) lors de son intervention dans une enquête menée et diffusée hier par la Chaîne III de la région algérienne, M. Bouamrane parle d'une «agressivité» et d'un «dénigrement» menés par des prosélytes étrangers et nationaux dans une totale clandestinité. «Il s'agit de tentatives d'évangélisation qui reparaissent de manière discrète», a-t-il noté, et d'ajouter qu'«il existe des actions sibyllines et clandestines tentant de dévaloriser l'islam».
Le premier responsable du HCI algérien ne cache pas sa crainte pour «l'unité» nationale, (diable ?) ils reprochent à ces églises, créées souvent sans aucun agrément, de faire complètement dans le prosélytisme. Il a salué la promulgation d'un texte de loi portant organisation de la pratique du culte pour les étrangers, (rappelons que récemment Nicolas Sarkozy a parlé de liberté de création de mosquées en France et de la liberté de création des églises dans les pays musulmans.)
Un texte considéré par les adeptes de la religion chrétienne, cependant, comme une restriction, voire un verrou dans l'exercice de la liberté de conscience, garantie, par ailleurs, par la Constitution algérienne. M. Bouamrane a estimé que les convertis à la religion de Moïse ne le sont pas par conviction mais plutôt attirés par des intérêts multiples. «Le chômage, l'exclusion, la fuite vers l'étranger et le désir d'obtenir le visa poussent ces gens à embrasser cette religion», a-t-il expliqué.
Selon lui, il faut tenter de régler les problèmes entre communautés en tablant sur la réciprocité et la tolérance (chiche !). « Ils peuvent prêcher leur religion, mais qu'ils le fassent loin de la clandestinité», a-t-il plaidé. De son côté, Bouabdellah Ghiamallah, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, a souligné que des étrangers font un travail de «propagande» susceptible de porter «atteinte à la religion musulmane».
«Ces étrangers profitent de la liberté de conscience pour mener leur travail de propagande. C'est une atteinte à l'unité nationale le fait de demander à quelqu'un de changer de religion», s'est-t-il écrié. 11 considère «illégale» la création ou l'ouverture d'églises sans agrément. «Pour bâtir une mosquée, il faut l'aval du ministère des Affaires religieuses. Ces gens méprisent la législation. Il y a des dépassements. Ils sont hors la loi», a-t-il fulminé. Pour sa part, Hugue Jeanson, représentant de l'église d'Alger, s'en lave les mains, en estimant que chacun vit sa foi à sa manière. «Je ne pense pas que si les bibles viennent en nombre, cela va changer la foi des gens», dira-t-il. Et de préciser que les évangélistes en Algérie sont des Algériens, non des étrangers. Archevêque de l'église d'Alger, monseigneur Henri Teissier a précisé que l'évangélisation n'est pas un phénomène propre à l'Algérie, en affirmant qu'il ne faut pas voir les choses de manière «politique».
A ses yeux, l'Algérie se trouve sur la trajectoire d'un mouvement évangéliste qui a débuté aux Etats-Unis, en passant par l'Amérique latine pour toucher l'Afrique. «Les idées circulent. 11 ne faut pas regarder l'évangélisation comme un mouvement qui vise l'Algérie», a-t-il rassuré.
Une enquête sur l'évangélisation en Algérie, réalisée par la journaliste Djaouida Azzoug, a été diffusée sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale algérienne. Le phénomène qui suscite une grande polémique ces dernières années en Algérie a été retracé au bout d'un reportage de deux heures, en investissant le terrain local, à travers les quatre coins du pays. De Tizi Ouzou, en passant par Constantine et Oran, des chrétiens algériens, des responsables d'église et d'institutions religieuses algériennes ont apporté leurs témoignages et contributions afin de mieux comprendre le phénomène. L'enquête se voulait un espace de compréhension concernant l'évangélisation, ses racines, ses méthodes et ses objectifs.
Le prosélytisme est-il une réalité chez les chrétiens algériens ?
Le phénomène est-il contrôlé par un lobby international ?
«Ces églises nouvellement créées, une vingtaine ici à Tizi Ouzou, et qui affichent leur indépendance et leur algérianité comme pour se soustraire des méfiances des uns et des autres (...) Leur point commun, c'est par les chants religieux, les cantiques qui suscitent la curiosité puis l'intérêt de ceux qui finissent par y succomber.
Un procédé commun à toutes les églises évangélistcs de par le monde, dites églises transnationales avec lesquelles certains chrétiens algériens entretiennent des contacts», explique la radio reporter. «On a des contacts, des rencontres et des séminaires qui sont organisés avec des frères algériens et d'ailleurs», confie Djamel, responsable d'une église, située au centre-ville de Tizi Ouzou.
Ces conversions, de l'avis même des témoins chrétiens, ont dans la plupart des cas des motivations autres que celles religieuses : la perte de repères, la crise sociale et économique, le terrorisme, etc. «En toute franchise, il y a des gens qui viennent rien que pour un visa, et moi-même étant Algérien, j'ai besoin d'un visa», ajoute-t-il.
L'expansion de ces jeunes communautés chrétiennes dans certaines régions d'Algérie a de quoi étonner, en premier lieu l'église catholique d'Algérie car, en matière de pratique religieuse, beaucoup les séparent et très peu de contacts sont entretenus entre celle-ci et ces groupes évangéliques, avoue le Père Jean, qui les qualifie d'ailleurs d' «évangéliques» En tant que membre de l'église catholique qui a un clergé et qui se refuse à tout prosélytisme, le Père Jean s'est senti interpellé par ce phénomène. «Jésus même n'a jamais imposé à quelqu'un d'embrasser la religion chrétienne», dit-il.
A Constantine, une poignée d'Algériens fréquente l'église. «Ils ont choisi l'église protestante parce que ça tient de l'évangélisme car, pour moi, l'église catholique est quelque chose d'institutionnel, pratiquement un Etat et qui est perçu comme étrangère, de l'avis même des nouveaux convertis. Par contre, l'église protestante est beaucoup plus souple et simple», affirme Kadcr, le responsable de l'église. «Officiellement, je n'ai jamais entendu une conversion au christianisme publiquement», assure le directeur des affaires religieuses de Constantine, en poste depuis dix ans.

Sollicité, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs insiste sur le fait qu'il faille faire la part des choses entre la liberté de conscience, garantie par la Constitution et l'islam, et le prosélytisme qui «nuit à la cohésion sociale et nationale du pays». Une stratégie à long terme, dit-il, en prenant l'exemple des conflits religieux nés dans des pays «après avoir reconverti des gens». Il reconnaît que l'Algérie «est visée» par cette campagne d'évangélisation, comme d'autre pays. Cheikh Bouamrane, président du Haut Conseil islamique (HC1), explique cette renaissance chrétienne dans un pays de religion musulmane en la situant dans un contexte historique.
Pour lui, cette campagne qui a été entamée avant l'indépendance reprend aujourd'hui d'une façon discrète. 11 infirme, au passage, que cette campagne soit confinée à une seule région. «C'est illégal !» répond sèchement Bouabdallah Ghiamallah. Toute construction de lieu de culte doit avoir le consentement du ministère, fussent-elles des mosquées ou des églises. Ces gens agissent hors la loi», clame-t-il.
En conclusion, l'évangélisation en Algérie s'est développée dans un contexte favorable d'ouverture et d'épreuves difficiles, comme la décennie du terrorisme et la crise politique et économique. Cependant, elle est loin de devenir un phénomène de masse pouvant se transformer, à terme, en un problème religieux, avec tout ce que cela sous-cntcnd comme implication à différents niveaux. «L'Algérie, forte de son héritage culturel et musulman, sait comment défendre, dans la sérénité, ses croyances et ses convictions», conclut Djaout.
Les autorités algériennes semblent ignorer la Déclaration universelle des droits de l'homme. Dans son article 18, celle-ci énonce que «toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites », cette déclaration a été signé par l'Algérie il faudrait peut être qu'elle respecte sa signature.

Un exemple de la grande tolérance en Algérie :
TIZI OUZOU
Un directeur d'école radié pour ses «penchants chrétiens» Le directeur de l'école primaire de Béni Aïssi (Béni Douala) mis en cause dans une affaire de «prosélytisme chrétien» a été radié des effectifs du personnel de l'éducation de Tizi Ouzou, avons-nous appris de sources proches de l'inspection académique de la wilaya. Après sa comparution en conseil de discipline, la sentence est tombée. Pour rappel, il est reproché au mis en cause d'avoir célébré Noël la soirée du 24 décembre dernier en son domicile situé à l'intérieur d'une école primaire au village Aguemoun, alors qu'il soutient qu'il fêtait son anniversaire. La décision fait suite aussi à l'enquête diligcntéc par la direction de l'éducation. (Le jour d'Algérie du 5 février)


credit: Le clin d'oeïl mars 2008
Mise en page le 17 mars 2008