Situation de l'enseignement Musulman


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SEINE-SAINT-DENIS
Le lycée musulman au bord de la faillite


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le vendredi, 8 août 2008, 18:59 DANS la grande salle d’accueil du collège-lycée Réussite à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), un responsable reçoit les parents pour des inscriptions. « Bonne année 1429* » souhaite une banderole sur un mur.
De bureau en bureau, des femmes voilées s’activent, papiers en main. Malgré la quiétude apparente, l’avenir de cet établissement, qui fut le premier collège musulman de France à son ouverture en 2001, est menacé. « Nous allons peut-être être contraints de fermer les classes de 6 e , de 1 r e et de terminale à la rentrée », se désole Dhaou Meskine, imam à Clichy-sous-Bois, et fondateur du collège-lycée.
En cause, les finances désastreuses de cette école privée hors contrat, qui comptabilise une dette de 361 000 €. Une situation telle que cet établissement de 120 élèves n’a pu payer les deux derniers mois de salaire de ses professeurs.
Un tiers des effectifs en moins Le collège-lycée, qui propose un enseignement identique aux établissements publics à l’exception d’une heure facultative d’enseignement de l’islam, espérait pouvoir passer sous contrat d’association avec l’Etat au bout de cinq ans d’exercice probatoire, comme le permet la loi.
Ce régime permettrait le financement par le ministère de l’Education nationale des salaires des 25 enseignants.

Mais au bout de sept ans, toujours pas le moindre subside. « Depuis 2001, on ne cesse de renvoyer des papiers au rectorat, mais rien n’aboutit
», soupire Dhaou Meskine. Selon le rectorat de Créteil, les responsables de l’établissement n’ont pas effectué l’ensemble des démarches préalables.

Du coup, l’école ne pourrait passer sous contrat que dans cinq ans. « Impossible ! » rétorque l’imam qui a épuisé tous les modes de financement possibles, à savoir les collectes auprès des mosquées et les cotisations des parents. Ces dernières sont déjà passées l’an dernier de 1 500 € à 2 000 € par année, quand les tarifs des écoles privées sous contrat oscillent entre 600 € et 1 000 €. L’établissement doit aussi faire face à une importante désaffection des élèves, comme le relève Youssef Riahi, conseiller principal d’éducation, qui évoque la disparition du « tiers des effectifs ».

Il faut dire qu’en juin 2006 son fondateur a été mis en examen pour des opérations financières et immobilières illégales, en lien avec une entreprise terroriste. Des accusations que Dhaou Meskine persiste à nier. « Cela a discrédité notre action et les dons se sont faits de plus en plus rares », observe Youssef Riahi. Il demande aujourd’hui que Réussite bénéficie d’une « discrimination positive » de la part de l’Etat pour éviter de disparaître.



ANGLETERRE :
deux élèves punis pour avoir refusé de prier Allah


lu sur veille-education
le samedi, 5 juillet 2008, 17:52
Deux garçons de 11-12 ans, élèves d’une école réputée près de Stoke-on-Trent, ont été « collés » parce qu’ils avaient refusé de mettre un couvre-chef et de s’agenouiller sur un tapis de prière pour prier Allah (Allahou Akbar…), pendant un cours d’éducation religieuse, rapporte le Daily Mail.
Il s’agissait de « travaux pratiques » d’un cours d’éducation religieuse, destinés à montrer aux enfants comment prient les musulmans (et les filles devaient mettre un foulard islamique)… Les parents ont été révoltés.
Une mère déclare : « Ce n’est pas bien, cela va trop loin. Je comprends qu’ils doivent apprendre à connaître les autres religions, j’admets cela, mais c’est un pas de trop que de punir des enfants pour ne pas avoir voulu participer à une prière musulmane. Les faire prier Allah, qui n’est pas celui qu’ils adorent, est mal, et ce qui m’énerve est qu’on leur a dit qu’ils avaient manqué de respect. »

 


ALLEMAGNE

Berlin s’engage sur la voie
de l’enseignement de l’islam à l’école


lu dans veille-education le mercredi, 26 mars 2008, 22:23

Liberté religieuse L’Allemagne vient d’adresser un signe important à ses 3,3 millions de musulmans, dont une majorité (1,8 million) est issue de l’immigration turque.
Elle veut introduire à l’école des cours d’islam en allemand. La mesure a été annoncée le 13 mars par la trentaine de représentants de l’Etat et des organisations religieuses, membres de la Conférence allemande de l’islam.
Les écoliers allemands bénéficient en effet de cours de protestantisme, de catholicisme, d’orthodoxie et de judaïsme. Autre condition à remplir pour devenir une matière scolaire : un interlocuteur unique. L’islam n’en a pas.

Le KRM, Conseil de coordination des musulmans, créé l’an dernier à cet effet, ne fait pas encore l’unanimité. Il représenterait à peine un musulman allemand sur dix, selon l’Institut d’information sur les religions (Remid).



ESPAGNE
L'école publique
Les musulmans espagnols réclament des cours d'islam



lu dans veille-education
le mercredi, 14 mai 2008, 17:53

Enseignement religieux Liberté religieuse S'appuyant sur une loi de 1992 qui garantit une certaine égalité de traitement entre les différentes religions, des parents d'élèves demandent pour leurs enfants un enseignement en rapport avec leur confession.

Au collège Emilio Pardo Bazan en plein cœur du quartier populaire madrilène de Lavapies, l'enseignement catholique n'est suivi que par une petite poignée d'élèves.
Dans cet établissement public espagnol, plus de la moitié des enfants (de 3 ans à 12 ans) sont issus de l'immigration.
La plupart ne sont pas de confession chrétienne, mais musulmane. Quelques-uns sont bouddhistes, d'autres hindouistes.
À l'heure où le cours de religion chrétienne commence, ils sont nombreux à rester chahuter dehors.
D'autres se dirigent vers le cours d'instruction civique à défaut de pouvoir suivre un cours d'islam ou de bouddhisme.

Pourtant dans cette école publique, une dizaine de parents, la grande majorité originaire du Maroc, ont présenté une demande officielle pour obtenir un professeur d'islam. «Face au silence des autorités espagnoles, nous allons désormais déposer une plainte devant le tribunal, car c'est une violation de nos droits et une claire discrimination que de priver nos enfants de cours d'islam alors que l'on compte plus de vingt élèves pour former une classe» , s'insurge Fatima, mère de deux enfants, qui réclame depuis trois ans un professeur d'islam.

Selon la Constitution espagnole et la loi sur les libertés religieuses, tous les élèves doivent pouvoir suivre les cours sur l'histoire et la culture de la religion de leur choix dans l'enseignement public.

L'État s'engage à rémunérer les professeurs nommés antérieurement par les hiérarchies religieuses inscrites au registre du ministère de la Justice.
Or, même si le «national catholicisme» a disparu avec la mort de Franco en 1975, l'Église catholique reste, avec quelque 30 000 professeurs de catholicisme, la mieux lotie des 12 religions officielles.

Source : Le Figaro