Non à l'Islamisation
de la France !

La charia aux assises ?

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ON PEUT IMAGINER LE DÉDAIN avec lequel un tribunal aurait accueilli jadis, même dans une France encore fortement christianisée, la revendication d'un prévenu de n'être pas jugé pendant le carême sous prétexte d'un affaiblissement dû à un jeûne amoindrissant ses capacités à répondre de ses actes.
Aussi l'acceptation d'un renvoi de procès par la cour d'assises de Rennes au motif qu'un des sept malfrats à juger invoquait sa fatigue pendant le mois de ramadan a quelque chose de surréaliste.

Il s'est agi là d'une double provocation. La première est celle du « braqueur » musulman qui n'était pas fatigué pour commettre son délit et au besoin assassiner. La deuxième est celle du président qui a pris la décision du report.

Essayons de comprendre ce qui s'est passé. La première certitude est que, si ce magistrat s'est incliné devant ce qu'il a pu croire être un oukase islamiste, c'est qu'il n'est pas musulman, et qu'il n'a même pas la moindre connaissance de l'islam. Sinon il saurait que le jeûneur pendant le ramadan ne risque pas de tomber d'inanition.

Rappelons ici que ramadan est le nom arabe du neuvième mois de l'année lunaire du calendrier musulman.
Pendant ce mois les fidèles doivent, durant la journée, s'abstenir de nourriture, de boisson et de relations sexuelles.
Mais dès le coucher du soleil, ils peuvent festoyer à leur gré et en général ils ne s'en privent pas.
Aussi, s'ils sont fatigués le lendemain, ce n'est pas du tout parce qu'ils jeûnent. Ce jeûne est vraiment de courte durée !
C'est parce qu'ils digèrent !
Et qu'ils ont fait la fête, quelquefois bruyamment (d'où le terme argotique « faire du ramdam ») et tard dans la nuit, ce à quoi rien de religieux ne les contraint.
Par ailleurs, encore une fois, si le président de la cour d'assises s'était un peu intéressé aux phénomènes islamiques, ne serait-ce que par conscience civique et même professionnelle, il eût appris que, selon le prophète, les malades, les voyageurs, les guerriers et les personnes en difficulté peuvent se dispenser du jeûne et notamment boire à leur gré.
Le jeune malfrat en cours de procès aurait donc été tout à fait autorisé à s'alimenter et à boire. Et de surcroît on peut imaginer que, sauf extraordinaire dérogation au régime carcéral (mais sait-on jamais, au point où l'on en est ?) il n'aurait pas dû être fatigué de ses nuits...

Faut-il donc penser qu'il serait un admirable ascète, un intégriste du ramadan au-delà même des prescriptions de la charia ? Mais alors il eût dû plutôt devenir marabout que voyou !

Sa provocation est donc évidente.
Celle du président est indéniable
.
Elle est extravagante puisqu'elle ne peut même pas être sérieusement motivée par un prétexte de respect d'exigence religieuse. Alors quelles hypothèses formuler pour l'expliquer ?

Il faut certainement considérer celle de la peur. Cela peut être la crainte immédiate d'une hypothétique vengeance qui seule explique d'incroyables comportements de certains magistrats, si durs dans certains cas mais si patients devant des malfrats racistes et dominateurs éructant les pires injures et proférant les pires menaces à l'égard des tribunaux et des victimes. Un autre degré plus subtil, plus ou moins conscient, est celui de l'abandon à la puissance conquérante que l'on pressent devoir inéluctablement triompher. C'est en quelque sorte un phénomène de pré-collaboration. Oh, bien sûr, comme il en fut toujours dans l'histoire des magistrats couchés, on trouvera les justifications idéologiques qu'il faut, au nom des droits de l'homme, de la tolérance et même, sans crainte des contradictions les plus incroyables, du respect à la fois de l'égalité et du droit à la différence. Nous n'affirmons pas que le cas du président de Rennes puisse relever explicitement de ces hypothèses.

Peut-être même se croit-il courageux dans sa provocation ?
Peut-être pense-t-il qu'il est un lucide anticipateur de la future adaptation de notre législation à la charia qu'il ne connaît pas mais qu'il entend respecter. Je ne sais s'il est anglican mais peut-être est-il un admirateur de l'archevêque de Cantorbéry, primat de l'Eglise anglicane, qui a prôné l'adaptation du droit anglais à la charia ?
Peut-être a-t-il cru poser un acte prophétique, comme on dit dans le jargon ecclésial actuel, avec une première introduction d'un élément de charia dans ses assises, pour la plus grande satisfaction des fondamentalistes islamistes.

Vers la dhimmitude ?
Toujours est-il que l'affaire de Rennes sera sans doute une de celles que l'on retiendra, parmi une multitude d'autres moins médiatiques, dans cette avancée de notre peuple vers l'acceptation de la dhimmitude. Rappelons ici que le statut de dhimmi est réservé dans l'islam aux chrétiens et aux juifs, « gens du livre », selon un modèle élaboré par le prophète à Médine.

Chaque mois, dans Reconquête notre ami Louis Chagnon effectue ainsi une recension des actes qui en préfigurent l'instauration dans sa chronique de la dhimmitude.

La France, à l'évidence, dans l'inconscience encore d'un peuple anesthésié, conditionné, hébété par l'idéologiquement correct du soi-disant anti-racisme, s'islamise ; de moins en moins lentement, de plus en plus sûrement.

Bien sûr, cela nous ne l'acceptons pas pour toutes les raisons de notre volonté de résurrection d'une civilisation de l'amour et de la liberté, mots qui ne figurent pas dans le Coran. Mais pour renverser le cours des choses, il faut analyser les causes et les conditions de cette islamisation. Elles sont au nombre de 4 :
- Une première tient bien sûr à l'importance de l'immigration de population musulmane d'origines diverses : maghrébines, africaines, asia- tiques et même européennes originaires des Balkans turquifiés.
- La deuxième tient au puissant facteur de cohésion sociale et donc d'attraction que constitue l'islam qui, il faut hélas sans cesse le rappeler, n'est pas seulement un phénomène religieux mais avant tout un phénomène politique car un code de vie et une forme de société.
L'islamisme, c'est-à-dire l'idéologie de l'islam (et non une conception extrémiste voire terroriste) enseigne que la pratique de l'islam ne se fait pas à la mosquée (pas de sacrements dans l'islam) mais par la fidélité aux « cinq piliers » (profession de foi, aumône, ramadan, prière, pèlerinage) et le respect des règles, alimentaires, hygiéniques, vestimentaires, sexuelles, matrimoniales, artistiques, financières, judiciaires que codifie la charia. A la différence du judaïsme qui entend réserver aux seuls juifs le « fardeau » des 613 commandements de la Tora recensés dans le Talmud, l'islam (qui signifie soumission) veut que l'ensemble de l'humanité se sou- mette à la charia.

L'islam, pas les musulmans
A ce stade de notre réflexion s'impose une importante distinction.
On le voit bien, ce n'est pas à l'aspect religieux de l'islam que nous sommes hostiles, et encore moins aux musulmans.

Même si les chrétiens souhaitent que ces derniers accèdent à la connaissance de l'amour de Dieu (et pas seulement à ce qu'ils appellent sa miséricorde...) et de la liberté qu'il confère, ils ne peuvent qu'admirer très souvent leur très grande religiosité, leur sens de leur transcendance.

Le refus de l'islam n'est donc pas celui des musulmans en tant que personnes et en tant que croyants mais celui d'une idéologie, d'un ordre totalitaire, d'un modèle politique et social exclusif instauré à Médine au VII siècle et analogue à ce que sera celui du communisme.

Cet ordre ne tolère pas plus la manifestation publique de l'incroyance ou de l'athéisme que la chrétienté de jadis. Mais, on le vérifie partout dans les pays d'islam, à la différence du christianisme fondé sur la distinction entre les domaines de Dieu et de César, il n'est guère de domaine de vie qui échappe à la pesanteur communautaire de l'oumma. La charia doit à terme s'appliquer à tout et à tous.

La différence entre les musulmans est que les uns affirment vouloir accomplir cela sans contrainte, tandis que d'autres sont partisans du Jihad (la guerre sainte).

- La troisième raison de l'avancée islamique est aussi, bien sûr, qu'elle satisfait l'aspiration religieuse de l'homme à laquelle depuis trop longtemps a répondu de moins en moins un christianisme chez nous globalement anémié et même trop souvent décomposé, même si les signes de renouveau sont indéniables.

Le discours chrétien, hormis celui des catholiques de conviction, n'a été que trop longtemps tiédasse, noyé dans le jargon du politiquement correct, dans un faux œcuménisme, dans un dialogue interreligieux sans finalité, sans consistance et dans une gran- de ignorance des interlocuteurs.

Le discours musulman est religieusement très simple et très conquérant. Il tient en une phrase sans cesse répétée, celle de la profession de foi : « II n'y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète ».
C'est comme l'a noté le père Moussali un cri notamment contre ces chrétiens qui associent d'autres dieux à Dieu, la seule chose qu'Allah ne pardonne pas (sourate 98-6).

- La quatrième raison a été la constante préférence pour l'islam de la république maçonnique, s'opposant durement à toute tentative de rechristianisation en Afrique du nord. Dans cette lignée de laïcards de Grand Orient ou de Grande Loge, l'ancien ministre Glavany, bienfaiteur de la mosquée de Tarbes, s'est illustré en déclarant : « Aujourd'hui, être un bon laïc, c'est encourager la construction de mosquées en France » {Nouvelle République des Pyrénées du 21 décembre 2005).

Nicolas Sarkozy, quant à lui, vient d'inaugurer au Louvre avec le prince saoudien Al Walid Bin Talal, probablement le futur roi d'Arabie, les salles des arts de l'islam financées par ce dernier et destinées selon lui à « une meilleure compréhension du vrai sens de l'islam, une religion d'humanité, de pardon et de tolérance ». J'avais jadis (Reconquête n°212, octobre 2005) commenté ces paroles lors de l'inauguration des travaux avec le prince et Jacques Chirac.

« Civilisation »
Nicolas Sarkozy a repris au Louvre l'essentiel du stupéfiant discours qu'il avait tenu en fin 2007 en Arabie Saoudite (pas à la Mecque où l'on ne saurait accepter un « infidèle ») déclarant notamment : « D'ici partit il y a 14 siècles le grand élan de piété, de ferveur, de foi qui allait tout emporter sur son passage [en effet !], qui allait convertir tant de peuples et faire naître l'une des plus grandes, des plus belles civilisations que le monde ait connues... »

Mais on attend toujours l'autorisation, sinon d'une cathédrale à la Mecque, du moins de quelques modestes chapelles pour les millions d'immigrés chrétiens résidant en ce pays.

On attend aussi une évolution judiciaire qui ferait que l'on ne couperait plus les mains des voleurs, que l'on ne décapiterait plus les meurtriers, que l'on ne lapiderait plus les femmes adultères.
Car c'est cela la charia.
Monsieur le Président de Rennes ! Un modèle ?

Et nul doute d'ailleurs que votre braqueur musulman n'aurait pas intérêt à être jugé pour un pareil délit en Arabie Saoudite ou même en Algérie ou au Maroc !

L'application de la charia serait en effet, on le voit, « à double tranchant » et même d'un tranchant très tranchant.

C'est ce que nous ne voulons pas pour notre vieux pays où, au fil des siècles, les dures lois des hommes, sous prétexte de Dieu, et hors des horreurs des guerres civiles, avaient fini par s'adoucir.

A un de mes amis musulmans j'exprimais dernièrement combien j'admirais sa grande foi même si, par et dans le Christ, j'avais de Dieu une autre connaissance. Mais je lui disais aussi combien je ne pouvais accepter la loi politique et sociale, la loi humaine et non divine de son dur prophète.
Il me rétorqua en souriant : « II m'est impossible de te répondre mais vois, je bois un verre de vin à ta santé. »

Alors prions et agissons pour que les musulmans conservent la foi et l'épanouissement en vérité dans la charité du Christ.

Bernard Antony
crédit: lettre de La GRIFFE n° 70