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Gaza, ou l’hypocrisie inégalée : Le point de vue de Wafa Sultan - Traduction de Chawki Freïha;
14 janvier 2009
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www.de-malterie.fr
La célèbre sociologue d’origine syrienne, Wafa Sultan,
vient de publier l’un des points de vue le plus cinglants
concernant la situation à Gaza. Elle plonge aux origines
de l’islam pour expliquer le conflit entre deux conceptions
diamétralement opposées : la culture de la vie contre
la culture de la mort et du martyre. Elle s’appuie sur
des exemples de l’histoire récente pour dénoncer une
religion, une culture et une idéologie barbares… En
voici les extraits les plus significatifs, traduits
par notre ami Chawki Freïha.
(…) Puisqu’il m’importe peu de satisfaire les uns, de
défendre les autres ou d’éviter la colère des troisièmes,
je peux dire que le Hamas n’est qu’une sécrétion islamique
terroriste dont le comportement irresponsable à l’égard
de sa population l’empêche de se hisser au niveau du
gouvernement. Mais ceci est conforme à l’habitude, puisque,
à travers l’histoire de l’islam, jamais une bande de
criminels islamistes n’a respecté ses administrés. (…)
Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs
ne m’ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise.
S’ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler
leurs livres sacrés et de quitter la région et de sauver
leur peau. Car les musulmans constituent une nation
rigide exempte de cerveau. Et c’est contagieux. Tous
ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…
Avant la création de l’Etat d’Israël, l’histoire n’a
jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni
qu’un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête.
Mais les musulmans sont des combattants, des conquérants
et leur histoire ne manque pas d’exemples et de récits
de conquêtes, de morts, de tueries, de razzias… Pour
les musulmans, tuer est un loisir. Et s’ils ne trouvent
pas un ennemi à tuer, ils s’entretuent entre eux.
Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants
sur la mort et le martyre, pour plaire à son créateur,
d’enseigner en même temps l’amour de la vie. La vie
a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à
ses enfants qu’ils doivent tuer ou être tués pour aller
au Paradis ?
(…) Depuis le début de l’opération israélienne contre
Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques venant
de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur
ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis pas concernée par
ce qui s’y passe, mais je suis intéressée par les motivations
qui animent ceux qui m’écrivent. Je suis convaincue
que ce qui les motive n’est pas la condamnation de l’horreur,
ni la condamnation de la mort qui sévit à Gaza. Car,
si la motivation était réellement la condamnation de
la mort, ces mêmes lecteurs se seraient manifestés à
d’autres occasions où la vie était menacée.
Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense
de la vie en tant de valeur, doivent m’interroger sur
mon avis à chaque fois que cette vie valeur était menacée.
Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés
par d’autres musulmans Algériens ces quinze dernières
années, sans qu’aucun musulman ne s’en émeuve. Des femmes
Algériennes violées par les islamistes ont témoigné
et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient
son Prophète avant qu’ils ne violent leurs victimes.
Mais personne ne m’a demandé mon avis. Plus de 20.000
citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par
les autorités (Hamas en 1983) sans qu’aucun musulman
ne réagisse et sans qu’aucun ne me demande mon avis
sur ces massacres étatiques. Des musulmans se sont fait
exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans
innocents qui célébraient des mariages, symboles de
la vie valeur, sans qu’aucune manifestation ne soit
organisée à travers le monde, et sans qu’on ne me demande
mon avis. En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué
un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu’un
seul musulman ne dénonce ce crime. Saddam Hussein a
enterré vivant plus de 300.000 chiites et kurdes, et
en a gazé beaucoup plus, sans qu’un seul musulman n’ose
réagir et dénoncer ces crimes.
Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane,
fidèle et pieuse, s’est fait exploser en Irak dans une
mosquée chiite, tuant une trentaine d’innocents, sans
que les médias ou les musulmans ne s’en émeuvent. Il
y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes
d’une même famille palestinienne, accusés d’appartenir
au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées
en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu’aucun lecteur
ne m’écrive et ne m’envoie ses protestations.
Ainsi, la vie n’a pas de valeur pour le musulman. Sinon,
il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu’en
soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens
dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de
la vie, mais pour dénoncer l’identité dues tueurs. Si
le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au
Fatah, aucune manifestation n’aurait eu lieu.
(…) CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant
une femme palestinienne qui se lamente et crie : mais
qu’on fait nos enfants pour être tués comme ça ? Mais
qui sait. Peut-être qu’il s’agit de la même palestinienne
qui se réjouissait il y a deux ans quand l’un de ses
fils s’était fait exploser dans un restaurant de Tel-Aviv
et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent
le même exemple et devenir martyrs.
Mais quand l’idéologie et l’endoctrinement sont d’une
telle bassesse, il devient normal que cette palestinienne
perde toute valeur à la vie. Sinon, elle pleurerait
ses enfants de la même façon qu’ils se tuent dans un
attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes.
Car, la mort est la même qu’elle qu’en soient les circonstances,
et elle demeure rejetée, et au contraire, la vie mérite
d’être vécue et pleurée.
Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une
femme qui lance les youyous de jouissance quand l’un
de ses enfants se fait exploser contre les juifs, et
elle pleure quand les juifs tuent ses autres enfants
? Mais l’idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou
être tué permet au fidèle de gagner le paradis. Dans
ce cas, pourquoi pleurer les Gazaouis alors qu’ils n’ont
pas bougé le petit doigt pour les Irakiens, les Algériens,
les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?
(…) Après ce qui précède, je suis certaine que ceux
qui m’écrivent et me demandent mon avis sur ce qui se
passe à Gaza cherchent à me faire dire ce qu’ils peuvent
utiliser pour m’incriminer et me condamner, ou pour
me faire dire ce qu’ils ne peuvent exprimer eux-mêmes.
(…) Borhane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu
il y a une dizaine d’années ses bras, ses jambes et
la vue dans l’explosion d’une mine en Cisjordanie. La
communauté palestinienne aux Etats-Unis s’est mobilisée
pour lui venir en aide et financer son hospitalisation
dans l’espoir de sauver ce qui pouvait l’être. Lors
d’un dîner de bienfaisance organisé à son profit en
Californie, la plus riche palestinienne des Etats-Unis
s’est présenté en grande fourrure, et a qualifié Borhane
de héros. Elle s’est adressée à ce bout de chair immobile
et inerte : Borhane, tu es notre héros. Le pays a besoin
de toi. Tu dois retourner dans le pays pour empêcher
les Sionistes de le confisquer… Mais l’hypocrisie de
la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l’empêche
d’envoyer ses propres enfants défendre la Palestine
contre les Sionistes. Exactement à l’image des chefs
du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent
à l’abri à Damas et à Beyrouth.
(…) La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais
elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie inégalée
dans l’histoire récente de l’humanité. Une hypocrisie
qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent
abandonner leurs activités d’opposition, pour resserrer
les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans
ont-ils le droit d’oublier les crimes du régime commis
contre les leurs à Hama, Homs et Alep ? Avant de se
réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes,
ces Frères musulmans ont-ils dénoncé les crimes commis
par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie)
en Algérie et en Irak ? Ont-ils dénoncé la mort de centaines
de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas
à Bagdad, pulvérisé par l’un des vôtres conformément
aux enseignements de votre religion de la paix et de
la miséricorde ? Avez-vous une seule fois dénoncé les
exactions contre les chrétiens en Irak ? Où contre les
coptes en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de
croire vos sentiments à l’égard des enfants de Gaza,
puisque vous êtes responsables du pire.
(…) Essayons d’imaginer ce que le Hamas aurait fait
du Fatah, et des autres, s’il possédait la technologie
et les armes d’Israël ? Essayons d’imaginer ce que l’Iran
aurait fait des sunnites de la région, s’il détenait
les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans
doute le massacre garanti.
(…) J’ai récemment rencontré un religieux hindou en
marge d’une conférence consacrée à la guerre contre
le terrorisme. Il m’a dit : « toutes les guerres se
sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf la prochaine,
elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N’ayant
pas compris ses propos, je lui ai demandé des explications.
Il m’a dit : « Je suis contre la présence américaine
en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis veulent
gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent
se retirer et laisser les deux pôles du mal s’entretuer.
Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine,
vont se battre et se neutraliser ».
Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse,
on peut dire qu’Israël contribue aujourd’hui, inconsciemment,
au succès de l’islam. En s’attaquant à Gaza, Israël
pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser
leurs divergences. Et septembre noir en Jordanie est
encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont
sont capables les arabes et les musulmans dépassent
toute imagination. Un char jordanien avait écrasé un
palestinien, puis le conducteur du char est descendu
de son blindé et a bourré la bouche de sa victime avec
un journal… Un comportement qu’aucun militaire israélien
n’a eu à Gaza. Aussi, pendant les massacres de Hama
en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient
leurs mains dans le sang des victimes pour écrire sur
les murs : Allah Akbar, gloire à l’islam. Je n’ai jamais
entendu qu’un juif ait écrit avec le sang d’un autre
juif des slogans à la gloire du judaïsme. Je le dis
avec un pincement au cœur : pour sauver l’humanité du
terrorisme, il faut que le monde libre se retire et
qu’il laisse les musulmans s’entretuer.
(…) Je me souviens quand j’étais étudiante à l’université
d’Alep, et quand l’ancien ministre syrien de la Défense
Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan
d’hypocrisie, Tlass nous avait dit qu’« Israël craint
la mort et la perte d’un de ses soldats lui fait peur
et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d’hommes et nos
hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence
entre les deux conceptions et les deux camps, et le
témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants
du Hamas aujourd’hui.
Ainsi, l’extermination de tous les enfants de Gaza importe
peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n’ayant
aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement
de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les
islamistes, l’objectif de la vie est de tuer ou de se
faire tuer pour gagner le paradis. La vie n’a donc aucune
valeur.
(…) Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait
voler un jour à bord des F-16, il n’aurait pas commandé
à ses disciples de tuer les juifs jusqu’au jour dernier.
Mais ses disciples doivent modifier cette idéologie
par pitié pour les générations futures, et pour sauver
leur descendance et lui préparer une vie meilleure,
loin de l’idéologisation de la mort.
Les musulmans doivent commencer par se changer, pour
prétendre changer la vie. Ils doivent rejeter la culture
de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres.
C’est seulement quand ils y parviendront qu’ils n’auront
plus d’ennemis. Car, celui qui apprend à aimer son fils
plus qu’à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Aussi,
jamais la terre ne vaut la vie des personnes, et les
Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre.
Mais paradoxalement, c’est le peuple qui déteste le
plus la vie. Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils
cette équation et commenceront-ils à aimer la vie ?
source « MediArabe.info »
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