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Des Algériens porteront-ils la nationalité Française ?
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Paris est entrain d'étudier la possibilité de
la promulgation d'une loi permettant aux
algériens, nés à l'époque coloniale, de
porter la nationalité française, indique-t- on
de source diplomatique. Alors qu'aucune
réciprocité n'existe dans l'autre sens. pour
s'en convaincre, il n'y a
qu'à feuilleter la
constitution algérienne :
« Art. 2. L'Islam est la
religion de l'Etat. Art. 3.
L'Arabe est la langue
nationale et officielle
Art. 73. Pour être
éligible à la Présidence
de la République, le
candidat doit Jouir
uniquement de la
nationalité algérienne
d'origine; Etre de
confession musulmane;
Avoir quarante (40) ans
révolus au jour de
l'élection; Jouir de la plénitude de ses
droits civils et politiques; Attester de la
nationalité algérienne du conjoint; Justifier
de la participation à la Révolution du 1er
Novembre 1954 pour les candidats nés
avant juillet 1942; Justifier de la non-
implication des parents du candidat né
après juillet 1942, dans des actes hostiles à
la Révolution du 1er Novembre 1954;
Produire la déclaration publique du
patrimoine mobilier et immobilier, tant à
l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Algérie.
D'autres conditions sont prescrites par la
loi. Selon les mêmes sources, des
diplomates français tentent de mesurer
'éventuelle réaction des autorités
algériennes à propos
d'une telle loi, en se
rapprochant des
responsables, des hommes
d'affaires et des
personnalités faisant partie
de l'élite, pour connaître
leurs avis. Dans ce sens,
certains responsables qui
ont été ciblé ont déclaré
que cette procédure a pour
objectif d'attirer l'intérêt
des classes influentes dans
le pays, et de mesurer leur
disposition à porter les
couleurs françaises,
comme il avait été le cas
pour leurs concitoyens, qui avaient adopté
la double nationalité, notamment les hauts
responsables, certains ministres et des
cadres de l'Etat.
En prévision de la
promulgation de cette loi, des centaines de
femmes de hauts responsables de l'Etat
préfèrent aller donner naissance à leurs
bébés, dans des cliniques européennes, et
en particulier dans des cliniques françaises,
pour bénéficier du « droit du sol».
Il y a lieu de rappeler que le président de la
République a critiqué sévèrement, en
décembre 2006, les algériens portant la
double nationalité, en les qualifiant
« d'enfants désobéissants », ajoutant
«nous ne distinguons plus l'algérien de
l'étranger ». A lors que la souveraineté
française est laissée aux mains des
technocrates de Bruxelles, que l'on pinaille
sur les surfaces cultivables, sur le problème
des agriculteurs, qu'on institue une « taxe
carbone», que l'on réglemente l'usage du
tabac, qu'on intervient sur la vente de
l'alcool, que le parlement, n'a plus que des
lois gadgets à voter d'où le dépôt de lois
farfelus.
L'on nous cite constamment en
exemple, les législations de certains pays ,
notamment la Suède en matière de C02 ou
de sécurité sociale, mais jamais celui de
l'Allemagne qui a adopté un droit du sol
réduit au 18 première années de
l'existence, à 18 ans l'impétrant doit rendre
un de ces deux passeports choisir une
nationalité, il ne faut pas compter sur Eric
Besson U.M.P (ex-gauche caviar ) où pour
Brice Hortefeux pour proposer une telle
mesure qui enflammerait le Palais Bourbon
et le parti socialiste pourrait crier au
scandale lui qui préconise le vote des
immigrés.
Par ailleurs, les lois algériennes
n'interdisent pas le port d'une deuxième
nationalité et garantit la nationalité
algérienne des enfants d'une mère
algérienne et un père étranger. En
revanche, les lois françaises permettent aux
étrangers concluant un contrat de mariage
avec un citoyen français d'acquérir la
nationalité française, après deux ans de
mariage, mais les mêmes lois exigent
d'autres conditions. A relever que les
conventions d'Evian, et la Déclaration du
1er Novembre 1954, ont donné le choix
aux colons de préserver la nationalité
française, ou bien d'adopter la nationalité
algérienne.
Des dossiers lourds empêchent le retour
à des bonnes relations
D'après l'Ambassadeur de France en
Algérie, M. Xavier Driencourt, il n'y a pas,
à véritablement parler, de crise dans les
relations entre l'Algérie et la France.
Pourtant rien que le fait d'évoquer
l'approche d'un hypothétique rendez-vous
entre les deux présidents algérien et
français amène directement un débat
polémique venant compliquer davantage la
situation. Des justifications surviennent
ensuite pour expliquer l'avortement d'un
réel rapprochement entre les deux pays. La
visite de Sarkozy, en Algérie, avait été
accompagnée, on s'en souvient, par une
vague de mécontentement à
Paris. Quant à la visite de
Bouteflika à Paris, prévue pour
le mois de juin dernier, celle-ci
s'est trouvé confrontée aux
mêmes obstacles, au point où
l'on ne sait plus, s'il s'agit
d'une annulation ou d'un
report.
Cette situation reflète le
cumul de problèmes en suspens
difficiles à surpasser. Si la
France ne veut toujours pas
reconnaître les crimes qu'elle a
perpétrés contre le peuple
algérien, l'Algérie, elle, pose
cette condition comme un
préalable à toute relation
d'amitié entre les deux pays.
L'historien
Benjamin Stora( le pion de service , voir
son interview dans ce numéro) a révélé
récemment : « que plusieurs parties en
France refusent de reconnaître cette
réalité». Des lobbies, en France, ont tenté
de manipuler les déclarations du ministre
des Moudjahiddines Mohammed Chérif
Abbés pour pousser le président Sarkozy à
ne pas présenter d'excuses officielles.
Sarkozy a fait mieux : il a tous simplement
appelé le peuple algérien à tourner la page
en déclarant à ce propos: « je ne suis pas
venu pour condamner le passé, mais pour
annoncer l'avenir, ce qui est bien plus
important
crédit: Le clin d'oeïl N° 227 |
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