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CONTRIBUTION A L'ENRICHISSEMENT MEMORIEL DU GRAND PHENOMENE HISTORIQUE QUE FUT L'ALGERIE FRANCAISE, C'EST-A-DIRE LA FRANCE SUD-MEDITERRANENNE ASSASSINNEE LE 19 MARS 1962 .
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Réflexions consécutives à une émission télévisée de Noël 2008" sur les origines du
christianisme", car la défaite de la France en Algérie fut avant tout une grande défaite
pour le christianisme.
Conclusion de quelques études que je vous ai adressées en critique de cette émission.
J'ai retiré de mon comportement
critique, deux satisfactions :
1°/ celle d'avoir compris à quel
point la défaite de la France gaulliste en Algérie s'illustre historiquement comme une défaite
majeure du christianisme devant
l'arabo-islamisme.
2°/ Une raison d'espérer pour l'avenir : voir naître une volonté universelle de refus. Le refus d'une
soumission passive et résignée à
l'islamisme conquérant. Celui-ci
ne manque pas d'exhiber sa compétence dans l'utilisation de l'arme
majeure du combat actuel : l'arme
de l'argent.
Plus précisément, de l'argent liquide, générateur de lâcheté, de trahisons, de reniement.
Aujourd'hui, lutter c'est devenu,
plus que tout, comme on l'a écrit il
y a déjà longtemps, une " question
d'esthétique " .
1 - Nous n'acceptons pas aujourd'hui, d'être condamnés pour avoir
défendu, en Algérie, la thèse de
l'intégration. C'est-à-dire la thèse
de l'accession des musulmans
d'Algérie à la citoyenneté française.
Cette intégration impliquait au
préalable, une sécularisation de
l'islam. Cette intégration que nous
espérions en Algérie, ce n'était pas
une capitulation : c'était une nouvelle philosophie de l'histoire qui
devait se déployer à partir de
l'Algérie française. Dont
l'Occident aurait tiré le plus grand
profit pour sa survie en tant
qu'Occident.
II - Nous employons le terme de
"sécularisation". Finalement, c'est
un mot dangereux. Pourquoi ?
Parce qu'il prête à équivoque pour
certains. Essayons d'être précis. Il
ne faut pas confondre sécularisme
et sécularité.
Le sécularisme .attribue aux
valeurs terrestres, une valeur absolue. Cette absolutisation des
valeurs terrestres, rejette Dieu ou
plutôt le sécularisme prône la non-
soumission à Dieu.
La sécularité reconnaît la réalité
des valeurs terrestres. Mais elle les
subordonne à Dieu.
La sécularisation c'est l'ensemble
des moyens qui permettent de parvenir à la sécularité. La sécularisation, c'est un cheminement. La
sécularité, c'est l'arrivée, c'est l'aboutissement.
III - Alors ... quoi ?
Interrogation désarmante s'il en
fut.
Voici ma réponse : parmi les
musulmans qui vivent en France,
il existe une importante tendance
sécularisationniste. Celle-ci est
l'objet d'une condamnation sans
nuance de la part d'Al-Qaïda et des
épitres jihadiens. Ainsi que de la
part de ceux qui s'y rallient, même
lorsqu'ils les condamnent officiellement.
La sécularisation, c'est le moyen
d'obtenir sans heurt, de la part des
musulmans de France et d'Europe,
qu'ils vivent et pratiquent leur
culte dans le cadre de l'intégration
du vécu et de la pratique de leur
foi, aux exigences d'une nation.
Nation au sein de laquelle s'exerce
le pouvoir d'une majorité électorale. Majorité qui s'identifie à l'expression de la volonté du peuple
souverain.
IV -Les anti-sécularisationnistes
de tout bord, exercent une action
synergique de celle qui est mise en
œuvre et qui est prescrite par Al-Qaïda et les épitres jihadiens. Pour
ces derniers, l'islam c'est la religion. La Ouma c'est la seule
nation.
V - La Ouma : c'est une notion
abstraite, véhicule d'un grand
potentiel opérationnel. En effet,
quoi de plus facile à défendre
qu'une nation qui n'a pas de frontière ? D'une nation qui ne s'identifie pas à un territoire national ?
La Ouma, la communauté des
croyants, la nation arabe, c'est le
fondement géopolitique de l'intégrisme islamique.
VI - L'émission télévisée de Noël
2008, fait de Constantin l'homme
de la chrétienté.
Oui c'est vrai : à partir de 313, le
christianisme a pu se déployer
officiellement dans l'empire
romain. C'est le concile de Nicée
avec l'appui de Constantin, c'est-à-
dire sous la protection du bras
séculier impérial, qui fait du christianisme une religion officielle.
C'est ce concile qui proclame le
fondement de la foi en Dieu. Le
Credo.
Mais à partir de 330, Constantin
devient officiellement arien. Il
soutient, et ses successeurs le
feront avec vigueur, l'hérésie
arienne qui rejette le fondement du
christianisme. Cet empereur veut
détruire le christianisme romain et
met en œuvre les décisions administratives adéquates pour interdire à l'église de Rome de se
déployer dans l'empire.
L'église de Rome combat l'arianisme. En s'appuyant avant tout sur la
Gaule, qui sera libérée de l'hérésie
arienne grâce à Saint-Hilaire avant
tout.
VII - Mais l'hérésie arienne va rester très active, dominante même,
aux deux pôles des deux empires
romains :
-en Occident : c'est en Ibérie que
l'arianisme domine jusqu'à la
conversion du Roi Récarède au
VIème siècle ;
-en Orient : l'arianisme reste puissant sur le territoire sassanide
mésopotamien et au-delà, avec un
double rayonnement vers
l'Afrique du nord, à l'est par
l'Egypte, à l'ouest par l'Ibérie.
VIII - Lors de la naissance de
l'Hégire, les peuples ariens vont
s'identifier au récepteur privilégié
de la nouvelle religion révélée par
le guerrier de Yatrib.
" II n'y a de dieu que Dieu " : c'est
l'expression unitaire de la foi en
Dieu, revendiquée depuis le tout
début du IVème siècle, par les unitaires ariens qui rejettent le dogme
de la Sainte Trinité.
" Et Muhamad est l'envoyé de
Dieu " : c'est la référence à la parole du Prophète qui a reçu le message transmis par l'archange Gabriel,
dans une grotte du Hedjaz.
Donc, la nouvelle religion, l'islam,
apporte aux ariens une garantie
spirituelle : la parole de Dieu, telle
qu'elle est rapportée dans le qoran.
IX - L'arianisme va se situer à l'origine d'un phénomène que l'on
néglige : la massifîcation de l'islam. Tous les peuples de confession arienne vont adhérer à l'islam.
Là ou l'islam apparaît, l'arianisme
disparaît.
X - Le 3ème calife va prendre une
mesure d'une importance que l'on
ignore aujourd'hui encore. Il va
imposer l'utilisation exclusive de
la langue arabe littérale comme
langue désormais officielle du
qoran. Le qoran, remanié par le
3ème calife, va être véhiculé dorénavant au sein des peuples musulmans, en langue arabe littérale.
Le qoran c'est la parole de Dieu.
C'est le fondement de l'islam, avec
un corollaire logique :
l'arabe c'est dorénavant la langue
de Dieu.
Par le biais de la langue arabe littérale, s'est réalisée une arabisation secondaire du monde musulman, par la volonté du 3ème calife.
Cette arabisation aura pour effet
d'unifier le monde musulman, que
tous les historiens, avec une complaisance coupable, identifient au
monde arabe. C'est un monde
devenu secondairement arabe
pour des raisons opérationnelles.
XI - En Algérie, l'arabité de
l'Algérie, fut le moment le plus
important de l'entrée en action du
mouvement indépendantiste.
Omar Smaïl, Bon Baddis, se manifestent avec modération dans le
ton, mais avec une vigueur torrentielle dans le fond.
Bon Baddis déclare en 1931 :
" Ma religion c'est l'islam
Ma langue c'est l'arabe
Ma patrie c'est l'Algérie. "
II inscrit l'Algérie dans les limites
floues, imprécises, mais néanmoins universelles et réelles, de la
Ouma.
Ibrahim Bachir lors de la
Toussaint Rouge, déclare que le
combat est déclenché pour le triomphe de l'arabisme et de l'islam.
Ibrahim Bachir c'est le directeur
de conscience, entre autres, de
Farès et de Ferhat Abbas, à partir
de 1946, date de l'amnistie
octroyée par la IVème République
naissante, au bénéfice des émeutiers du 8 mai 1945, dans le Sud-
ouest constantinois et à Guelma.
XII - La guerre subversive fut un
leurre. Un leurre concrétisé néanmoins par des techniques de guerre révolutionnaire contre une
expression accessoire, artificielle
pour ne pas dire factice, de la
guerre d'Algérie : le socialisme
intervint comme un auxiliaire tactique de l'arabo-islamisme algérien qui ne poursuivait qu'un but :
la soumission ou le génocide
éventuel du peuple Pied-Noir.
Abane Ramdane, dans cet esprit,
écrivit à Krim Beikacem :
nous répartirons les femmes françaises entre les frères, après la victoire.
Propos qui supposait un préalable:
le massacre de tous les hommes.
XIII - Actuellement, nous sommes
témoins du déploiement d'un autre
leurre. Nous négligeons l'agression qui est mise en œuvre contre
la France, contre les peuples
d'Occident, contre l'assise judéo-
chrétienne du monde occidental.
Le leurre : c'est le problème des
banlieues, de la " guéguerre " islamiste dans les zones à risque, dans
les zones dites de non-droit.
Le danger: c'est le potentiel invasif des énormes quantités de numéraire dont disposent déjà et dont
vont disposer dans quelques
années, les banques arabes.
Celles-
ci vont s'identifier aux organismes
de crédit majeurs, incontournables,
qui vont prêter de l'argent aux capitalistes français et occidentaux
dans des conditions financières,
nous voulons dire bancaires,
conformes aux exigences de la
Charria. Nous disons bien conformes aux exigences du qoran et des
épitres jihadiens. En échange, les
organismes créditeurs arabes attendent une meilleure tolérance officielle de la Charria, dont les implications dans le domaine de la vie
administrative des Français et des
Européens, sont désormais envisagées avec sérénité par une majorité
des capitalistes financiers occidentaux.
XIV - Lors de l'émission télévisée
de Noël 2008, sur les origines du
christianisme et sur le rôle de
Constantin, les participants m'ont
donné l'impression d'avoir beaucoup regardé. Mais ils n'ont rien
vu.
Ils n'ont pas vu que le rôle réel de
Constantin, fut une tentative de
destruction secondaire du christianisme.
Après lui avoir conféré la liberté,
après avoir favorisé son expression
universelle, au lieu de l'utiliser
comme le ciment de l'empire et
faire de celui-ci l'empire du Saint
Esprit, il a tout fait pour le détruire
de l'intérieur. Devenu hérétique
arien, il a porté de très graves
attaques contre le message dont
Saint Pierre fut le porte-parole.
En faisant bénéficier, par la volonté de ses successeurs, l'arianisme
du bras séculier impérial, il a obligé le christianisme à évoluer au
sein d'un univers hostile pour survivre et transmettre la parole du
Christ.
Plus tard, le monde arien concentré
au Proche et au Moyen-Orient, en
Ibérie et en Afrique du nord, va
adhérer en masse et avec enthousiasme au message du prophète du
Hedjaz.
Mais comme l'aurait dit l'empereur
Julien l'apostat, le Galiléen a
gagné. Il dispose aujourd'hui encore de l'appui d'une majorité d'êtres
humains, de toutes races, qui n'accepteront pas d'être soumis aux
épitres jihadiens, le " Mein Kampf
" du fondamentalisme islamiste.
Fondamentalisme islamiste qui
récemment s'est vu offrir l'occasion de se déployer à l'échelle universelle. Il a pu le faire grâce à la
défaite organisée par le gaullisme,
instrument majeur d'une fraction
perverse du capitalisme financier.
Ce nouveau déploiement du fondamentalisme
islamiste a trouvé son point de départ opérationnel le 19 mars
1962, lorsque Joxe, de la Gorse, de Broglie, Buron et d'autres
ont officiellement signé l'acte de capitulation : la perte de
l'Algérie française. La paix d'Evian, un acte de capitulation
devant l'arabo-islamisme fondamentaliste.
Les accords d'Evian du 19 mars 1962, un crime contre la Patrie,
contre l'Europe, contre l'Occident.
En dernière analyse, un crime contre l'humanité car l'avenir est
désormais riche de dramatiques incertitudes.
Jean-Claude FEREZ
Crédit:Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N°182 - Février 2010 |
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