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En 1962, La France aussi est devenue indépendante
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On lit dans la presse, dans les
romans, que les peuples oublient
vite les guerres qui les ont séparés.
Quarante ans après, avec l'Algérie,
je fais le bilan, et j'ai l'impression
que ça s'est aggravé...
Et je crois que ça ne va pas s'arranger, au contraire, puisque les
Algériens trouvent payant de gratter
la plaie, de l'envenimer, chaque fois
qu'elle fait mine de se cicatriser,
quand ils n'inventent pas, dans nos
villes, faubourgs et banlieues, le
«djihad de proximité»...
D'abord lâcher ce truc que j'ai
sur l'estomac, que nombre de
Français ont aussi mais n'osent pas
exprimer, sur cette terre de soi-disant liberté totale d'expression, de
peur qu'on les taxe aussitôt de colonialisme, d'impérialisme, d'arabophobie, de racisme, voire de nazisme mais pourquoi donc les
Algériens, qui répètent à l'envi
avoir conservé un si mauvais souvenir des 132 ans de colonisation française, qui ne cessent à tout bout de
champ de convoquer les morts, les
martyrs, la mémoire, le devoir de
mémoire et autres concepts en
vogue, pour accabler les Français
d'hier, d'aujourd'hui et sans doute
bientôt de demain, mais pourquoi
donc donnent-ils l'impression en
même temps, tous ces Algériens, ou
peu s'en faut, qu'ils veulent s'installer en France ? Pourquoi, dès l'indépendance obtenue, en 1962, au lieu
de rester chez eux, de s'y retrousser
les manches et de travailler à construire à leur guise leur pays enfin
délivré des horreurs du colonialisme, les Algériens ont-ils commencé
à émigrer chez nous, et ça n'a
jamais cessé, quitte à nous traiter de
tous les noms quand on les interroge sur cet engouement, complètement illogique aux yeux de cette
ancienne métropole d'où vinrent,
paraît-il, tant de maux ?
Le plus grand éclat de rire de la
muse Clio, au XXe siècle, ça a dû
être quand elle comprit que ces
millions d'Algériens qui avaient
tant nui aux pauvres harkis, restés
fidèles à la France, se mettaient tous
ou quasi, les uns après les autres, en
quête de leur citoyenneté française,
rejetée hier comme la tunique de
Nessus, et devenue soudain le
suprême bien... Les harkis n'avaient fait qu'être prémonitoires, en
somme... Quand j'étais correspondant du Monde en Alger, aux pires
moments de la crise pétrolière
Franco-algérienne, vers 1970,
lorsque le colonel Boumediene
avait du jour au lendemain nationalisé sans crier gare les intérêts français dans les hydrocarbures sahariens, l'ambassadeur de France en
Algérie, l'austère et temporisateur
Basdevant, m'avait confié un jour, à
la sortie d'une rude manche de
négociations avec des ministres
algériens ; « Si vous saviez, ils nous
lancent de ces propos sur la
France... il y aurait de quoi leur
déclarer la guerre... Et en même
temps ils exigent de nous des choses, comme s'ils étaient toujours
français, la libre circulation complète, le droit à la Sécurité sociale pour
les Algériens vivant dans leur pays
mais allant se faire soigner en
France... J'ai fini par leur rappeler
qu'en 1962, la France aussi était
devenue indépendante de
l'Algérie... Ça a paru un moment
les interloquer.
Eh bien ! Trente ans après ces
propos, on en est encore au même
point : les Algériens veulent tous les
droits des Français, mais sans aucun
devoir, sauf bien entendu celui de
nous jeter à la figure chaque matin
le passé colonial, sans jamais accepter la plus légère critique de notre
part, ne serait-ce que sur la façon
économique aberrante avec laquelle
l'Algérie indépendante a été menée
à la Faillite. J'en ai vu défiler, à
Paris, dans mon bureau du Monde,
ces deux dernières décennies, des
cadres algériens, fonctionnaires,
médecins, juristes, cinéastes,
romanciers, et jusqu'à un riche chevillard, etc. Ou bien leurs enfants,
issus des gens rencontrés lorsque
j'étais en Algérie, tous ces Algériens
ayant été accueillis avec moult
égards et maintes aides par l'administration française, souvent avec
des lettres de recommandation de
moi-même ou d'autres Français, et
tous jamais contents, ces Algériens,
malgré les cartes de séjour longue
durée, les visas obtenus pour faire
venir leurs vieux parents, les postes
universitaires donnés en priorité
alors que des franchouillards y
avaient droit avant eux, les appartements de la ville de Paris octroyés
en quelques semaines (alors que
pour ma part, j'en ai attendu un en
vain pendant dix ans, avant de
renoncer...), et par-dessus le marché se plaignant de la « mauvaise
volonté des bureaux parisiens »,
voire de notre » racisme » (rengaine).
Je suis comme Jeanne d'Arc à
l'égard des Anglais, si je peux oser
cette comparaison; Jeanne d'Arc
qui aimait les Anglais mais chez
eux. Eh bien ! moi c'est pareil avec
les Algériens. On n'a pas voulu
maintenir l'Algérie française,
paraît-il même que c'était un enfer,
alors je ne vois pas pourquoi on
ferait maintenant la France algérienne, même si mon confrère Slimane
Zeghidour m'assure que cette «
Algérie de Tamanrasset à
Dunkerque » a été prédite par je ne
sais plus quelle figure du nationalisme algérien, Larbi Ben M'Hidi, je
crois, liquidé par l'armée française
après avoir lancé cette prophétie...
Non seulement j'aime les
Algériens chez eux mais j'aime en
eux, si on me permet ici cette petite
parenthèse personnelle, certaines
vertus devenues rares de nos jours
en France, telles que la foi en Dieu,
le patriotisme, la fierté nationale,
l'esprit et le goût de la famille, la
fraternité confessionnelle, la solidarité ethnique, le carpe diem enfin,
c'est-à-dire l'art de saisir au vol la
bonne minute qui passe et de s'en
régaler jusqu'à la moelle... J'envie
même parfois les Algériens et autres
Arabes ou Arabo-Berbères, musulmans bien sûr, d'avoir su préserver
ces qualités et d'oser les cultiver sur
une planète de plus en plus mécanique et déshumanisée.
C'était en 1962. Nous sommes
en 2003. Presque deux générations
se sont écoulées et la plupart des
Algériens font toujours comme si le
cordon ombilical n'avait pas été
coupé entre l'ancienne métropole et
ses départements nord-africains.
Mieux, certains Algériens, les
Kabyles pour les citer, voudraient
que la France revienne en Algérie
pour « empêcher le génocide des
Berbères par les Arabes ». Ça c'est
la meilleure ! Comme si cela nous
regardait ! Il nous a fallu supporter,
en plein Paris, ces militantes kabyles en costume traditionnel vociférant, injuriant, trépignant parce que
« les Français veulent rien faire en
Kabylie » !
Vous vous trompez d'adresse,
dames berbères, pétitionnez à la
Ligue arabe, à l'Organisation de
l'Unité africaine, aux Nations-
Unies! La France a quitté votre
galère où vous lui avez donné tant
de mal, elle ne risque pas d'y revenir, pour se brûler les doigts à vos
cent querelles intestines. D'autant
moins qu'à peine y aurait-elle posé
le pied, la malheureuse France, que
vous lui reprocheriez son ingérence,
vous vous retourneriez contre elle
au nom de l'unité islamique « agressée », ainsi que ce fut toujours le cas
chaque fois que les Français voulurent se mêler, pour les calmer, des
sanglantes scènes de ménage berbéro-arabes.
J'entends constamment des
Algériens formuler des requêtes,
décocher des reproches à l'endroit
de l'Etat et du peuple français. Je
n'ai jamais entendu une seule voix
algérienne adresser je ne dis pas des
remerciements pour tout ce que la
France n'a cessé de faire en faveur
de l'Algérie et de ses ressortissants,
mais pour reconnaître au moins que
les Algériens bénéficient d'avantages dont, par exemple, aucun
Français ne risque de profiter en
Algérie... Or, non seulement il n'y a
pas l'ombre d'une reconnaissance
de ce type mais au contraire on
manifeste de la haine à notre égard,
quand l'occasion se présente.
J'étais, le 6 octobre 2001, au Stade
de France, devenu pour un triste soir
« Stade d'Algérie », et j'y ai vécu
les scènes d'hystérie collective violemment anti-française et anti-occidentale, parmi un public à 95 %
algérien (sûr de lui et dominateur -
mais pas d'élite...). Rien ne peut
excuser cette énorme gifle appliquée au pays-hôte mais rien non
plus ne peut plus excuser les
Français qui ne veulent pas voir que
plus on fait de bien aux Algériens,
plus ils vous veulent du mal. Peut-
être est-ce une façon paradoxale de
cacher le fait capital qu'ils n'ont
aucune légitimité à s'incruster chez
nous ? Psychanalytiquement, cette
aversion anti-française peut s'expliquer peut-être par le fait que les
Algériens, encensés naguère pour
leur « victoire » sur la puissance
coloniale française, se sont crus plus
forts que les plus forts et ont pensé
qu'ils allaient figurer comme l'un
des premiers peuples de l'Univers.
Or, tout au contraire, et alors que
la France restait en maints domaines
au pinacle du succès et de la prospérité, l'Algérie, au lieu de devenir un
modèle pour le Tiers Monde, se
muait en son repoussoir : faillite
agricole et industrielle, anarchie
politique sanglante, etc. Songez
seulement que la production de blé
qui était le seul point fort algérien
en 1850 et qui, avec les progrès de
l'agriculture coloniale, atteignit le
chiffre record de 24 millions de
quintaux en 1954. n'est plus aujourd'hui, péniblement, que de 16 à 17
millions de quintaux par an... Et le
seul pays à encore tendre la main
aux Algériens dans la dèche, ce fut
la France. Dure humiliation pour la
rive Sud de la Méditerranée où on
croyait nous avoir enterrés !
En très peu d'années, la France
était redevenue le paradis tandis que
l'Algérie s'enfonçait un peu plus
chaque jour dans les décombres de
l'enfer qu'elle avait su si vite installer chez elle à coups de socialisme
et d'islamisme... Y compris la discrimination religieuse puisque dès
1963 fût légalement instituée dans
l'Algérie nouvelle une nationalité à
deux étages : la supérieure, irrévocable, réservée aux mahométans de
souche, l'inférieure, la révocable,
attribuée aux non-musulmans...
Quant au comportement systématiquement anti-français des jeunes générations algériennes en
France, on en a accusé l'Ecole française alors que les seuls vrais
responsables de cette situation de
guerre civile larvée dont on peut
évaluer les dégâts au nombre de
voitures brûlées chaque samedi soir,
les seuls vrais responsables sont les
parents de ces jeunes gens.
Oui, ces braves ouvriers ces
silencieuses femmes de ménages
n'ont pas élevé leurs enfants dans le
respect du peuple d'accueil comme
l'ont fait les Polonais, Arméniens.
Portugais, Vietnamiens et autres
Serbes, mais dans le mépris des
« Gaulois ». Impurs, incirconcis,
mange-cochon, fromages, yaourt,
gaouri, kafir, roumi. j'en passe et de
pires, tels sont les termes péjoratifs
utilisés couramment dans ces
familles pour parler des Français.
Eux, les Algériens sont des
musulmans, « la meilleure des communautés » selon le Coran, et cela
les autorise à se croire supérieurs au
reste de la Terre, non musulman.
Avec ça, comment vouliez-vous que
l'école, l'administration, le travail
intègrent, en les francisant, des jeunes à qui l'idée seule d'être Français
fait horreur ? Je ne parle évidemment pas ici des exceptions, des cas
particuliers qui existent mais ne
changent: hélas ! rien à la donne
générale.
Je ne pense pas que les Algériens
d'ici ou d'outre-mer vont changer.
La situation actuelle est trop bonne
pour eux. Mais la France peut-être
changera et ce ne sera pas sans
conséquence pour ses commensaux
et partenaires abusifs. En attendant,
en ouvrant un journal francophone
algérois « Le Monde Aujourd'hui »,
daté du 3 septembre 2001, j'y lis,
sur six colonnes : « La dette de la
France envers l'Algérie » et plus
bas : » C'est avec l'argent de
l'Algérie, que l'état français a réussi à arracher la société française à
une situation économique et sociale
moyenâgeuse » (sic).
Tant que de pareilles inepties
auront cours outre-Méditerranée,
tant qu'en France, des petits
Algériens de douze ans graffiteront
dans les cages d'escaliers : « On a
nique (vaincu) les Français en
Algérie, on va maintenant les niquer
(vaincre) en France »; tant que dans
les banlieues françaises, on continuera à apprendre aux petits musulmans que leurs camarades non
mahométans sont « impurs » et
«inférieurs» et que, d'ordre divin
dans le Coran, il ne faut pas prendre pour amis juifs et chrétiens, sinon
on devient comme eux,, les relations
entre Français et Algériens resteront
marquées au double sceau du tragique de l'impossible.
Jean-Pierre Péroncel-Hugoz
Texte publié en 2003
« Ouvertement islamophile mais
résolument hostile à l'islamisation
de la France... » Jean-Pierre
Péroncel-Hugoz fut le dernier journaliste recruté - « à l'essai » - au
Monde par Hubert Beuve-Méry, en
1969. Il a passé 8 ans en Algérie
après l'indépendance, coopérant
technique (1965-69), puis « correspondant particulier » du Monde
(69-73).
Il fut ensuite interdit de séjour
dans ce pays à cause de son livre
«Assassinat d'un poète » relatant le
« crime politique » que fut à ses
yeux le meurtre du poète Pied-Noir
Jean Sénac, chantre baroque du
nationalisme algérien. Mais JPPH
est surtout connu comme « islamologue », grâce à son prophétique «
Radeau de Mahomet ». Il nous a
aimablement autorisés à reproduire
l'essentiel d'une algarade déjà
publiée dans la revue «
Panoramiques » où il coudoyait
Jean Paul Angelelli de Rivarol aussi
bien que l'ancien permanent trotskiste Benjamin Stora.
Quant à son
inspiration, il nous a confié qu'il
était « présent au fameux match de
foot France-Algérie du 6 octobre
2001, qui décilla les yeux à nombre
de Français à propos du comportement algérien en France même... »
Crédit :Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N°185 - Mai 2010 N.B.:
Abondant dans le texte ci-dessus. Dans la majortité de nos médias, il est rarement raporté des faits qui corroborent ce que nous avons lu ci dessus. Il se trouve que la France malheureusement frileuse, n'est capable sur son territoire d'être fiere de son passé colonial et surtout de le montrer. Nos ambassadeurs Français, vont jusqu'à s'incliner devant des monuments commemorant la victoire algérienne sur la France, en faisant acte de repentance par leurs discours. Quoiqu'il a eté recommandé de pas faire état du coté positif de notre passé outre mer, Toutes populations où la France a regné, n'ont fait que prosperer en nombre, ont profité de tout ce que notre pays y a investi, pour la sante, pour la justice, pour l'instruction sans resteindre leurss culture et leurs religions.
Il ne faut avoir aimé la France, pour ne pas reconnu ses bienfaits là bas autant en Maghreb qu'en Afrique sub saharienne, lors de l'élaboration de la loi du 02/2005.
Par Ailleurs, Il faut que les instances du football de France, se ressaississent, comment peuvent-elles, avoir accepter que sept joueurs de foot, français par le droit du sol qui avient profité de nos ecoles de formation de foot, jouant précedement dans differentes ligues nationales françaises , aient eu tout loisir de jouer dans l'équipe nationale Algérienne. Pour notre part, du fait qu'ils aient jouer dans une équipe étrangère, devraient être déchus de leur nationalite Française, et à l'avenir ne plus pouvoir évoluer sur le terrotire français. |

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